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Comores : fin de la campagne de la présidentielle ce vendredi

Comores : fin de la campagne de la présidentielle ce vendredi

Comores

Ce vendredi à minuit, s’achève la campagne en vue du second tour de la présidentielle de dimanche prochain aux Comores. Un second tour qui met en scène trois candidats, dont l’ancien chef de l‘État, le colonel Azali Assoumani.

Les trois candidats ayant passé le cap du premier tour de la présidentielle du 21 février dernier se préparent à s’affronter de nouveau dimanche, pour le second tour de l‘élection.

L’actuel vice-président Mohamed Ali Soilihi, dit Mamadou, avait décroché la première place avec 17,88 % des voix, devançant le gouverneur de l‘île de la Grande-Comore, Mouigni Baraka (15,62 %), et l’ancien chef de l‘État, le colonel Azali Assoumani (15,10 %). Les trois hommes tentent de rallier à leur cause le plus grand nombre de partisans, à quelques heures de la clôture de la campagne ce vendredi à minuit.

Derniers meetings

Les meetings se suivent dans les grandes villes des Comores, notamment à Moroni, la capitale fédérale où ils se tiennent en série. Jeudi après-midi, le candidat du pouvoir, Mohamed Ali Soilihi dit Mamadou, a tenu à faire une démonstration sur une grande place publique, déjà remplie le lendemain par le principal candidat de l’opposition, Azali Assoumani.

Le grand meeting de fin de campagne d’Azali Assoumani dans la capitale, un ancien président soutenu par l’autre ancien président Sambi, a rassemblé près de 20.000 personnes sur la place Mandela de Moroni. Azali Assoumani et Mamadou disent chacun avoir plus de mobilisation d‘électeurs que l’autre.

M. Assoumani a le soutien du président d’honneur du Juwa, le très populaire Ahmed Abdallah Sambi, qui lui a apporté son soutien personnel la semaine dernière. Les deux hommes se sont mutuellement félicités.

“En mon nom personnel, j’invite tous ceux qui m’aiment à se joindre à moi pour élire Azali Assoumani. Azali sera au gouvernail pour appliquer le programme qu’on va arrêter ensemble. Nous nous occuperons de la diplomatie”, avait lancé quelques jours plus tôt l’ancien président (2006-2011) Ahmed Abdallah Sambi à ses partisans.

Tout autre choix “faciliterait la victoire d’un homme nuisible pour ce pays, avec le risque d’une explosion sociale”, avait-il prévenu, en référence à Mamadou.

Le troisième candidat à cette élection présidentielle, Mouigni Baraka Said Soilihi, fera descendre les siens sur la même place Mandela vendredi après-midi. Le gouverneur sortant de la Grande-Comore semble avoir choisi de battre campagne sans trop de bruit.

Le soutien du Juwa est essentiel, car il dispose d’un important réservoir de voix sur l‘île comorienne d’Anjouan, dont est originaire Ahmed Abdallah Sambi. La province reste toutefois divisée entre le soutien à Mamadou ou au colonel Assoumani, ce qui laisse planer une grande incertitude sur l’issue du scrutin.

Les enjeux sont énormes

À l’exception de Mamadou qui a fait de l’énergie et de la formation professionnelle ses priorités, les programmes des candidats ne diffèrent guère les uns des autres. Ils se réduisent à un catalogue de bonnes intentions pour combattre les maux qui affectent le pays, dont le chômage et les infrastructures défaillantes (routes, électricité…).

Pour s’imposer dimanche, il est cependant essentiel pour les candidats de séduire les électeurs du principal parti d’opposition de Juwa (Soleil) – dont le candidat à la présidentielle, Fahmi Saïd Ibrahim, éliminé au premier tour.

Les électeurs d’Anjouan n’avaient pas participé au premier tour de la présidentielle le 21 février, conformément à la Constitution atypique de l’Union des Comores, pays composé de trois îles (Anjouan, Grande-Comore et Mohéli).

Seuls les électeurs de la Grande-Comore, à qui revient cette année la présidence tournante de l’archipel, avaient pu voter au premier tour. En revanche dimanche, l’ensemble du corps électoral du pays est appelé aux urnes.

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