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Lutte antidopage : l'Ethiopie va contrôler au moins 200 athlètes

Lutte antidopage : l'Ethiopie va contrôler au moins 200 athlètes

Ethiopie

L‘Éthiopie va bientôt effectuer des contrôles antidopage sur 200 de ses athlètes et ce, jusqu’au mois de novembre.

L’information a été publiée mardi par les officiels éthiopiens qui font face aux pressions de la Fédération internationale d’Athlétisme (IAAF), qui exige que ce pays prenne des mesures concrètes de lutte antidopage.D’ailleurs, d’après les responsables fédéraux éthiopiens, une délégation de l’IAAF visitera le pays au début du mois de juin pour examiner les progrès réalisés à ce sujet.

“ 65 % des tests seront effectués dans un délai de trois mois, “ a dit ce jeudi le médecin de l‘équipe nationale éthiopienne d’athlétisme, Ayalew Tilahun. “Nous allons agir rapidement. C’est une question de vie ou de mort pour le sport dans notre pays “, a-t-il ajouté.

La prise des échantillons de sang et d’urine sur 150 à 200 athlètes avant la fin d’avril coûtera au pays près de 120 000 dollars. L’Ethiopie fait partie des cinq Etats dont l’organe dirigeant de l’IAAF procède en ce moment à l’examen des systèmes de dépistage de drogues et autres substances illicites.

Le mois dernier, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a prescrit à Addis-Abeba un cahier de charges en 10 points, incluant notamment l’adaptation de ses capacités de dépistage de drogues aux normes fixées par cette organisation. Ces directives devraient être mises en œuvre d’ici novembre. Faute de quoi, le pays pourrait être suspendu.

Pour rappel, en février dernier, six athlètes éthiopiens ont fait l’objet d’une enquête pour dopage. Des cas qui déteignent sur la réputation de l’athlétisme éthiopien et qui justifient par ailleurs cette réaction des officiels éthiopiens.

“C’est un soulagement qu’ils nous aient permis de prendre part aux Jeux olympiques de Rio”, a déclaré Ayalew Tilahun.” Ils continuent de garder un œil et il n’y aura aucune excuse. Nous devons travailler dur”, a-t-il conclu.

Outre l‘Éthiopie, le Kenya, le Maroc, l’Ukraine et le Bélarus ont été signalés par le président de l’IAAF, Sebastian Coe, comme étant des pays nécessitant l’application de mesures immédiates pour pallier la faiblesse de leurs systèmes respectifs de dépistage de drogues.

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