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AF du SUD : l'opposition s'indigne face au maintien en fonction du président Zuma

AF du SUD : l'opposition s'indigne face au maintien en fonction du président Zuma

Afrique du Sud

Le Parlement sud-africain a rejeté mardi la destitution du président Jacob Zuma, demandée par l’opposition après un jugement de la Cour constitutionnelle accusant le chef de l‘État de violation de la Constitution.

Le parti au pouvoir, le Congrès National Africain (ANC) qui soutient officiellement Jacob Zuma, a usé de son écrasante majorité au Parlement pour rejeter la destitution qui nécessitait deux tiers des voix pour être acceptée. 233 voix contre 143 pour sa destitution, à l’issue d’un vote électronique.

“L’histoire se rappellera que les députés de l’ANC ont choisi de défendre un escroc, au lieu de défendre la Loi suprême” en votant contre la destitution, a lancé Mmusi Maimane, le leader du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), en amont d’un vote dont le résultat ne faisait aucun doute.

“La corruption à l’ANC a contaminé l’ensemble du parti, comme un cancer (…). Ce n’est plus l’organisation qui avait produit” feu Nelson Mandela ou encore Ahmed Kathrada, héros de la lutte anti-apartheid, a-t-il ajouté.

Jacob Zuma n’en est pas à son premier scandale. En 2006, il avait été poursuivi par la justice dans une histoire de corruption impliquant la société française d’armement Thales. Soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin pour favoriser les intérêts de Thales en Afrique du Sud, les charges avaient finalement été abandonnées en 2009, pour vice de forme.

Avec cette autre affaire dont il vient de se tirer, le président reste toutefois sous très forte pression à trois ans de la fin de son second mandat (2019).

La Cour constitutionnelle a jugé que le chef de l‘État avait violé la Constitution en refusant de rembourser une partie des 20 millions d’euros d’argent public utilisé pour rénover sa propriété privée. En cause : une piscine, un centre pour visiteurs, un enclos pour bétail et un poulailler, qu’une enquête préliminaire du ministère de la Police avaient présenté comme “des travaux de sécurité”, suscitant les moqueries de l’opposition.

‘‘État corrompu’‘ ?

“Quand la plus haute juridiction a statué que l’homme occupant la fonction suprême a violé la Constitution, ça aurait dû être la fin du président Zuma”, a estimé mardi Mmusi Maimane.

“Zuma et l’ANC veulent transformer l’Afrique du Sud en république bananière”, a accusé pour sa part Julius Malema, chef du Parti de gauche radicale des Combattants de la liberté économique (EFF).

Bien que plusieurs membres politiques historiques de l’ANC et plusieurs personnalités comme Pravin Gordhan son ministre des Finances aient appelé Jacob Zuma à la démission, officiellement, l’ANC reste toujours solidaire de Zuma. Le chef de l‘État a reconnu avoir commis une faute constitutionnelle, et assuré “avoir agi de bonne foi”.

Jacob Zuma a toutefois éludé toute idée de démission. Il s’est engagé à rembourser les frais qui lui incombent dans sa propriété de Nkandla, avant de faire porter à “ses conseillers juridiques” la responsabilité de son erreur.

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