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Cameroun : des groupes d'autodéfense pour combattre Boko Haram

Cameroun : des groupes d'autodéfense pour combattre Boko Haram

Cameroun

Comment réagissent les populations du Nord-Cameroun, le long de la frontière avec le Nigeria à cette nouvelle menace dite “asymétrique” que représente le groupe terroriste Boko Haram? A Kerawa, dans la région de l’Extrême-Nord, de petits groupes d’autodéfense composés essentiellement d’habitants prennent le taureau par les cornes en s’invitant à la croisade anti-djihadiste menée par les militaires camerounais.

Composés d’hommes et de garçons armés de machettes, de fusils artisanaux, d’arcs et de flèches, ces groupes soutenus par les autorités se déploient sur plusieurs fronts à la fois.

Accompagnement de l’armée lors des patrouilles et des missions de collecte de renseignements, identification des voyageurs ou encore dénonciation des supects aux militaires font partie de leurs prinicpales activités.

Selon l’armée américaine, Boko Haram a fait au moins 15 000 morts en l’espace de 6 ans.
Pour les populations vivant à Kerawa, la menace d’attentats qui plane sur la ville n’est pas un motif de découragement. Loin s’en faut d’ailleurs dès lors que le président de la République, chef des armées lui-même s’en est mêlé:

“Je n’ai pas peur. Ce sont des personnes comme nous. Nous devons mourir pour vivre, et nous sommes engagés dans la lutte contre eux, comme l’a dit le président,” déclare Adama Simila, membre d’un groupe d’autodéfense locale.

Suite au retour de la secte ces derniers temps à travers des attaques surprises, des questions cruciales comme celle de l’accès à l’eau refont surface à Kerawa. Pour prévenir une éventuelle crise, la grande muette s’organise, tel que le précise le Lieutenant-colonel Félix Tchetcha du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR): “ le rétablissement de ce puits est un facteur majeur d’un retour aux conditions de vie normales à Kerawa. Sa proximité à la frontière le rend difficile à protéger. Mais jusqu’ici, l’ennemi n’a pas été en mesure d’approcher pour détruire le travail effectué.”

Les dégâts causés par Boko Haram ont emmené les Etats voisins du Nigéria à mettre sur pied la FMM composée de 8700 soldats, pour combattre la secte. Parallèlement, le mois dernier, l’Usafricom, le commandement des États-Unis pour l’Afrique a annoncé l’envoi par Washington d’une mission d’opérations spéciales au Nigéria.

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