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Zimbabwe : nouveaux plans d'indigénisation des banques étrangères

Zimbabwe : nouveaux plans d'indigénisation des banques étrangères

Zimbabwe

Des institutions financières étrangères opérant au Zimbabwe ont présenté de nouveaux plans de fonctionnement dans la gestion économique du pays. Des plans d’indigénisation visant à impliquer davantage les entreprises locales dans leur fonctionnement.

L’annonce du ministre zimbabwéen de la Justice et de l’Indigénisation, Patrick Zhuwao Chinamasa, arrive quelques heures avant le délai accordé par le pays aux entreprises financières étrangères.

Une loi ‘‘controversée’‘ qui exige aux banques étrangères et autres entreprises de céder la majorité de leurs parts aux investisseurs locaux ; soit 51 % de leurs parts aux Zimbabwéens noirs sous peine de fermeture de leurs institutions par les autorités.

« Je suis heureux de vous informer de l’indigénisation crédible de toutes les institutions financières étrangères concernées opérant au Zimbabwe, à savoir Barclays Bank, Stanbic, Old Mutual, CABS, Standard Chartered Bank, Ecobank, BancABC et LCOM bank, et l’autonomisation économique de leur fonctionnement avant la date limite du 31 mars 2016”, a déclaré Patrick Chinamasa dans un communiqué.

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Adoptée en 2008 et entrée en vigueur en 2010 par décision du président zimbabwéen Robert Mugabe, la loi sur l’indigénisation et l’autonomisation économique exige que la majorité des parts des entreprises (soit 51 %), soit détenue par des Zimbabwéens.

Le dispositif est cependant considéré comme étant un obstacle majeur aux investissements étrangers dans ce pays riche en ressources naturelles. En vertu de la loi sur la bancarisation, les banques à capitaux étrangers sont également soumises à la vente d’au moins 20 % de leurs actions directement à la population locale ; la plupart des multinationales au Zimbabwe travaillant dans le secteur des mines, des banques et du commerce de détail.

Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà exhorté le Zimbabwe à réviser sa politique d’indigénisation, alors que l’économie du pays peine à se relever d’une grave crise consécutive à une réforme agraire marquée par l’expropriation des fermiers blancs et à l’adoption des lois d’indigénisation.

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