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Manifestation à Tripoli en faveur du gouvernement d'union

Manifestation à Tripoli en faveur du gouvernement d'union

Libye

En Libye, la pression s’accentue autour des autorités non-reconnues par la communauté internationale. Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté vendredi à Tripoli pour exiger leur départ du pouvoir.

*La situation en Libye exaspère les populations de la capitale. Vendredi, ils étaient plusieurs dizaines à manifester à Tripoli, en soutien au gouvernement d’union soutenu par la communauté internationale. « Le peuple veut le gouvernement d’union ! Dégage, Ghweil ! », référence au chef du gouvernement non reconnu, Khalifa al-Ghweil, ont scandé quelque 300 Libyens, défiant le déploiement sécuritaire, ont manifesté à Tripoli. Aux yeux de ces manifestants, il est temps de mettre un terme à l’impasse politique pour tourner la page de la guerre. « Notre demande principale est d‘être comme les autres pays, d’avoir un gouvernement, une armée, de la sécurité. Nous ne voulons pas des milices ni de la corruption. », déclare Salah, un habitant de la capitale. « Nous voulons un gouvernement d’unité, nous voulons une armée, une police, des salaires et de la stabilité. Nous voulons un État capable de défendre ses frontières. », ajoute un autre manifestant.

Pour la plupart des Libyens, la présence de deux gouvernements constitue un véritable frein au retour de la paix dans le pays. Ils exigent donc le départ des autorités non-reconnues par la communauté internationale dont le gouvernement se trouve à Tripoli, et l’installation rapide du gouvernement d’union. Cette dernière a réussi à rallier des soutiens, dont celui de milices et de villes, suscitant l’espoir que cette autorité appuyée par la communauté internationale puisse sortir la Libye du chaos. Un espoir consolidé par la première apparition en public, dans une mosquée de Tripoli, de Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement formé sous l‘égide de l’ONU. Une petite victoire pour les partisans de l’union qui ont manifesté jusque tard dans la soirée.

Ralliement de plusieurs villes et milices

Mais, l’arrivée du chef du gouvernement n’a pas été vue d’un bon œil par le gouvernement et le Parlement non reconnus par la communauté internationale. Très en colère après que Fayez al-Sarraj a débarqué dans la capitale mercredi, les autorités de ce gouvernement l’ont sommé de partir ou d’en assumer les conséquences. Des menaces qui font craindre de nouvelles tensions dans la capitale libyenne où les soutiens du gouvernement d’union se multiplient tout comme dans d’autres régions du pays. Les municipalités de dix villes situées entre Tripoli et la frontière tunisienne, dont Sabratha, Zawiya et Zouara, ont appelé jeudi, dans un communiqué, à « soutenir le gouvernement d’union ».

Au rang des soutiens, celui très important des gardes des principales installations pétrolières. « Désormais, les recettes de l’exportation du pétrole par les principales installations (de l’est du pays) iront au nouveau gouvernement », a déclaré à l’AFP un porte-parole des gardes des installations. Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a salué à l’unanimité l’installation à Tripoli du chef du gouvernement d’union nationale, qui, selon lui, « marque une importante étape vers la stabilité du pays et la remise sur les rails du processus politique ».

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