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Cameroun : la jeune kamikaze n'est pas une fille de Chibok

Cameroun : la jeune kamikaze n'est pas une fille de Chibok

Cameroun

La jeune kamikaze interceptée vendredi dans l’extrême nord du Cameroun n’est pas une lycéenne de Chibok.

Les autorités camerounaises avaient emis des doutes sur l’identité de la plus jeune des kamikazes 24 heures après son arrestation, la fondation Murtala Muhammed a confirmé ses doutes après avoir vérifié l’identité de la jeune fille. L’ONG précise qu‘à sa suite trois représentants des parents des lycéennes de Chibok ont également attesté après examen des photos que la jeune fille ne correspond à aucune description des lycéennes enlevées.

Première contradiction rappellent-ils, l‘âge de 12 ans. La plus jeune fille enlevée par le groupe islamiste avait 16 ans en 2014. Au moment de son arrestation, la jeune fille kamikaze portait une ceinture de 12 kilos d’explosifs et a dit faire partie des lycéennes. Pour ce qui est de la seconde personne arrêtée, c’est une femme qui a deux enfants et est âgée de 35 ans a précisé la directrice de la fondation.

Cela fera bientôt deux ans, le 14 avril prochain que 276 jeunes filles avaient été enlevées par Boko Haram alors qu’elles s’apprêtaient à passer des examens scolaires dans l‘État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. À ce jour, cinquante d’entre-elles ont réussi à s’enfuir, 219 restent introuvables. Le 15 janvier dernier, le président Muhammadou Buhari rencontrait les parents des filles de Chibok. Il a annoncé la création d’‘une commission d’enquête chargée de retrouver les filles disparues.

Mercredi, des informations faisaient état de cinq cents femmes et enfants enlevés par le groupe islamiste. Boko Haram mène depuis six ans une insurrection armée en vue d‘établir un califat islamique dans le nord du Nigeria. Le groupe qui a fait allégeance à l‘État islamique a recourt régulièrement à des attentats-suicides utilisant des femmes et des jeunes filles.

Environ 20.000 personnes auraient été tuées dans l’insurrection de Boko Haram dans l‘État de Borno dans le nord-est du Nigeria, selon un rapport de la Banque mondiale et chiffre à 5,9 milliards de dollars le coût des destructions.

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