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Vers la prolongation du mandat de la MONUSCO

Vers la prolongation du mandat de la MONUSCO

République démocratique du Congo

Le mandat de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) devrait être encore prolongé d’un an, ce mercredi, alors que Kinshasa demande le retrait rapide des Casques bleus.

L’Organisation des Nations unies ne souhaite pas retirer rapidement ses troupes de la République démocratique du Congo comme le souhaitent les autorités congolaises. Mercredi dernier, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avait plaidé devant le Conseil de sécurité le souhait de Kinshasa de voir les effectifs de la MONUSCO réduits de moitié d’ici la fin de l’année, en prélude à une « sortie ordonnée et définitive » de la mission. Mais, l’ONU estime que la poursuite du retrait devrait tenir compte de la sécurité sur le terrain, or celle-ci reste encore très fragile.

Par conséquent, les Nations unies souhaitent un retrait progressif de leurs effectifs estimés à près de 21. 000 hommes, dont près de 20.000 soldats. Dans sa résolution, le Conseil de sécurité a en effet souligné que « la sortie de la Monusco doit être graduelle et progressive, liée à la réalisation d’objectifs spécifiques ».

Pour sa part, Ban Ki-moon recommande une réduction de 1.700 de l’effectif militaire de la mission estimé à près de 20.000. En mars 2015, il avait déjà été réduit de 2.000 soldats.

L’ONU demande la reprise des opérations conjointes

L’ONU a annoncé début mars la reprise prochaine de sa coopération militaire avec l’armée régulière pour s’attaquer aux groupes rebelles opérant dans l’est du pays, notamment les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées (FDA), rebelles ougandais. De fait, elle exhorte plutôt Kinshasa à « reprendre immédiatement les opérations militaires conjointes » entre son armée et la MONUSCO, une coopération militaire suspendue par la mission onusienne depuis février 2015. L’ONU reprochait à Kinshasa d’avoir nommé deux généraux qu’elle soupçonne de graves violations des droits de l’homme dans la lutte contre les rebelles.

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