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Les forces de sécurité irakiennes veulent reconquérir Mossoul

Les forces de sécurité irakiennes veulent reconquérir Mossoul

Irak

Le groupe État islamique continue de subir des revers. Après la perte de Palmyre le 27 mars dernier en Syrie, les forces irakiennes ont entamé une opération pour la reconquête de la ville irakienne de Mossoul, l’un des bastions de Daesh.

Dans la province de Ninive au nord de l’Irak, qui a pour chef-lieu la ville de Mossoul bastion de Daesh, les combats se sont intensifiés dimanche. Les forces loyalistes n’ont pas repris cette ville-clé des mains des djihadistes, mais affirment toutefois que cette opération constitue une première étape pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays. L’armée irakienne a repris le contrôle de quatre localités entre Makhmur et Qayyarah, à environ 60 kilomètres au sud de Mossoul.

Visiblement, les forces de sécurité irakiennes sont en nette progression sur les territoires dominés par l‘État islamique. Selon un expert irakien, elles auraient récupéré 25 des 40 % de son territoire aux terroristes. Ces six derniers mois, grâce à l’apport de la coalition internationale et des paramilitaires, les Irakiens ont libéré Ramâdi, la capitale d’Al-Anbar à l’ouest du pays et Salaheddin, la ville natale de Saddam Hussein. Ramâdi avait été conquise le 17 mai 2015 par l’EI, après une vaste offensive et un échec des forces irakiennes.

Le 13 décembre dernier, sans intervention militaire, les djihadistes s‘étaient retirés de Routhba, une localité d’Al-Anbar à l’ouest du pays. Selon des experts, l’EI en position de faiblesse, aura désormais recours aux attentats-suicides tant que leur projet de “califat” sur la Syrie et l’Irak perdra du terrain.

Objectif: la reconquête de Mossoul

La reprise de Mossoul, qui s’annonce difficile, est considérée comme l’objectif le plus important. Mais pour atteindre cet objectif, l’Irak devra bénéficier de l’aide de ses partenaires face à une économie en pleine décroissance. Le budget de l’année 2016 est estimé à 88,2 milliards de dollars, soit une diminution de 11.6 milliards de dollars par rapport à celui de l’année dernière. La réintégration des déplacés est un autre problème à l’horizon. L’ONU estime à 3.3 millions le nombre de personnes déplacées par le conflit en Irak depuis 2014.

Aussi, pour la reprise de Mossoul, l‘État doit compter avec la délicate question du plus important barrage d’Irak, situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Il se trouve dans un piteux état. S’il cède lors des opérations de reconquête, il pourrait rapidement engloutir 500.000 personnes sous les eaux. Un autre problème est le soutien logistique dont auront besoin les forces irakiennes pour mener cette opération de reconquête.

Il y a également les enjeux politiques. Il faudrait parvenir à mobiliser toutes les tribus à Mossoul grâce à un accord de coopération, précise un expert irakien : “ Mossoul est différent de Râmadi. Il y a des Chiites, des Sunnites, des Kurdes, des Turdoman , des Yazidi et chrétiens. Le Premier ministre irakien devrait promouvoir la signature de l’accord avant toute action militaire”.

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