Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Les Libyens et l'équation du gouvernement d'union

Les Libyens et l'équation du gouvernement d'union

Libye

Alors que le gouvernement d’union nationale tarde encore à être installé, les Libyens restent partagés entre impatience et exaspération.

La question est sans doute la mieux partagée par les Libyens : à quand le gouvernement d’union nationale ? En Libye, le sujet préoccupe presque tout le monde, mais le problème tarde toujours à être réglé. Face aux lenteurs dans sa mise en place, les Libyens commencent vraiment à s’impatienter. Pour beaucoup, le moment est venu pour les belligérants de mettre un terme à leurs querelles et d’aller vers la paix.

Mais, certains ne cachent plus leur exaspération de voir la crise perdurer alors que la situation économique du pays reste catastrophique. « C’est tendu et les gens sont fatigués, il n’y a pas de salaires ni d’argent (dans les banques) », s’indigne Bou Ehad, professeur de biologie et habitant de Tripoli, convaincu que « le fait d’avoir trois gouvernement différents provoque de graves problèmes ».

D’autres comme Nouri al-Shafi, habitant de la capitale Tripoli, pense qu’un retour à la monarchie pourrait constituer la solution pour une paix durable. « Il n’y aura ni vainqueur ni vaincu si nous retournous à une légitimité constitutionnelle », assure-t-il. Mais l’inquiétude reste grande, tout comme la tension est de plus en plus intense dans le pays où certains habitants de la capitale restent sceptiques quant à la capacité du prochain gouvernement à résoudre leurs problèmes. « Le gouvernement de facto n’est pas prêt à consentir aux demandes de la population. Ce gouvernement est imposé par des forces externes et les puissances occidentales », pense Salah al-Dernawi.

Malgré tout, le gouvernement d’union est considéré en Libye comme un espoir de tourner la page de la guerre qui déchire le pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Ce gouvernement soutenu par les Nations Unies est censé mettre fin au conflit qui oppose les autorités de Tripoli – appuyées par Fajr Libya, une coalition de milices dont certaines islamistes – et celles installées dans l’est, soutenues par le Parlement élu siégeant à Tobrouk.

Voir plus