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Congo : un proche du général Mokoko arrêté

Congo : un proche du général Mokoko arrêté

Congo

Anatole Limongo Ngoka, un responsable de l‘équipe de campagne du général Mokoko a été interpellé tôt ce dimanche matin à son domicile par des forces de l’ordre congolaises. L’homme a été conduit à la Direction générale de la sécurité du territoire.

Pour l’heure, l’on ne sait rien des charges qui pèsent sur Anatole Limongo Ngoka, arrêté dimanche matin à son domicile de Brazzaville aux alentours de 7h30 (6h30 GMT). Ce coordonnateur national des comités de soutien à la candidature du général Mokoko a été conduit à la Direction générale de la sécurité du territoire (DGST), a confié à l’AFP Michel Rodriguez Abiabouiti, chargé de communication du général Mokoko. Cette instance de la police nationale a ces derniers mois entendu à plusieurs reprises le général Mokoko pour une affaire présumée de tentative de coup d‘État dans laquelle il serait impliqué.

Jusqu‘à la mi-journée de ce dimanche, la DGST n’avait toujours pas évoqué l’affaire Ngoka, qui intervient quelques jours seulement après l’arrestation d’un autre membre de l‘équipe du général Mokoko : Jean Ngouabi.

En effet, ce dernier qui servait de directeur de campagne du général dans le district de Makoua, a été arrêté jeudi dernier dans le nord du pays. Par contre, en ce qui le concerne, la DGST a évoqué son implication dans un « mouvement insurrectionnel », renseigne Abiabouiti.

La situation postélectorale au Congo continue d’inquiéter les observateurs de la scène politique. Les résultats officiels livrés par la Commission électorale indépendante et faisant de Denis Sassou Nguesso le vainqueur de la présidentielle au premier tour avec 60,02 % des voix, sont loin de convaincre ses adversaires et la Communauté internationale.

De fait, dans une déclaration conjointe, quatre candidats de l’opposition dont Jean-Marie Michel Mokoko, ont appelé les Congolais à contester de façon légale et pacifique la réélection de Sassou Nguesso. Le premier acte de cette contestation est l’appel à une journée « ville morte » mardi prochain. Bien avant, c’est le général Mokoko, arrivé 3e au scrutin selon les chiffres officiels, qui incitait la population à la « désobéissance civile ».

En France, le Parti socialiste de François Hollande a livré sa position sur ce sujet qui crée des tumultes au Congo. Dans un communiqué publié sur son site internet, il qualifie cette réélection de « non-crédible », vu les conditions d’organisation du scrutin. Quant aux États-Unis et à l’Union européenne, ils avaient été réticents dès le début du processus électoral, évoquant de graves irrégularités dans l’organisation du scrutin.

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