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CEMAC : la BEAC projette une croissance de 2 % en 2016

CEMAC : la BEAC projette une croissance de 2 % en 2016

République Centrafricaine

La chute des prix du pétrole ainsi que la lutte contre Boko Haram plombent la croissance en zone CEMAC. Une discipline budgétaire et une diversification de l‘économie s’imposent donc dans cette zone selon la Banque centrale.

La BEAC (Banque des États de l’Afrique Centrale) vient de confirmer le ralentissement économique observé dans la sous-région depuis au moins trois ans.

Pour cette année 2016, la Banque centrale commune aux six États de la sous-région projette une croissance de 2 %. Cette croissance était de 2,8 % l’an dernier contre 4,8 % en 2013.

Cette tendance à la baisse sur trois années de suite confirme encore la fragilté des économies de la sous-région face aux “chocs extérieurs”.

La chute brutale des prix du pétrole explique en grande partie cette baisse continue de la croissance. A l’exception du Cameroun qui a une économie relativement diversifiée et de la République centrafricaine, le pétrole constitue en effet la principale source de devises des quatre autres États.

Mais la dégringolade des prix du pétrole n’explique pas tout. Le coût de la guerre contre Boko Haram pèse énormement sur les trésoreries du Tchad et du Cameroun.

Le ralentissement de la croissance intérieure handicape aussi la croissance en zone CEMAC d’après la BEAC. La baisse de la croissance va de pair avec la détérioration des autres indicateurs économiques.

La BEAC projette ainsi une légère hausse de l’inflation de 2,3 à 2,7 %. Les prix de produits de première nécessité connaîtront donc une légère hausse den 2016 d’après la Banque centrale.

En ce qui concerne le solde budgétaire, en d’autres termes la différence entre le niveau des recettes et celui des dépenses, il est projeté à – 7 %.

La valeur des échanges de marchandises et de services entre la zone CEMAC et l’extérieur – autrement dit la balance des transactions courantes – pour cette année, pourrait se situer à -14,2 % par rapport au PIB.

Comme solution, la BEAC recommande plus de discipline budgétaire notamment et la diversification des économies.

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