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Convoitises régionales autour du pipeline ougandais

Convoitises régionales autour du pipeline ougandais

Ouganda

Al Shabab apparaît comme l’arbitre inattendu d’une bataille aux grands enjeux socio-économiques et géopolitiques.

Quel est le meilleur itinéraire pour la construction du pipeline en vue de l’exportation du pétrole ougandais, un pays enclavé sans littoral ? La question préoccupe Yoweri Museveni le chef de l‘État ougandais, qui lundi dernier, était encore en visite au Kenya à ce sujet.

Initialement, le Kenya était la première option retenue comme point de chute de l’oléoduc. Les villes côtières de Lamu dans le nord-est du pays à 1 440 kilomètres du site pétrolifère de Hoima en Ouganda et Mombasa dans le sud-est du Kenya avaient même été retenues.

Yoweri Mouseveni et Uhuru Kenyatta avaient signé un mémorendum d’entente en 2015.

Voir à ce propos la carte de l’Ouganda

L‘équation sécuritaire

Seulement, la menace des insurgés jihadiste d’al Shabab qui sévissent en Somalie et au Kenya par des attaques meutrières a pesé sur la balance.

L’Ouganda s’est mise à douter. Et ce d’autant plus que les compagnies étrangères comme la française Total, l’irlandaise Tullow oil, et la chinoise Cnoc retenues pour le chantier de construction déconseillent l’option ougandaise du tracé du pipeline. Elle avancent des raisons de sécurité. Museveni, d’après la presse ougandaise, a suspendu ce projet.

Du coup la Tanzanie, qui semble présenter de meilleures garanties de sécurité se positionne comme une serieuse option. La ville de Tanga située à 1 220 kilomètres environ d’Hoina pourrait en définitive servir de débouché à l’oléoduc ougandais avec la perspectives de création de 15 000 emplois en Tanzanie. Les négociation sont assez avancées.

Pour autant, le Kenya n’a pas dit son dernier mot et voudrait bien benéficier des retombées de cet investissement de 4 milliards de dollars.

Yoweri Museveni et Uhuru Kenyatta devraient encore se retrouver dans deux semaines pour discutter du tracé et du financement du pipeline du pétrole ougandais. Les kenyans qui pourraient participer au financement du projet, n’excluent pas un tracé passant à la fois par la Tanzanie et le Kenya.

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