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Niger : début du dépouillement du second tour de la présidentielle

Niger : début du dépouillement du second tour de la présidentielle

Les opérations de comptage des bulletins de vote du second tour de la présidentielle ont débuté dimanche au Niger. Le vote s’est déroulé dans le calme malgré la menace djihadiste, et l’absence du candidat de l’opposition Hama Amadou.

Le dépouillement des votes du second tour de la présidentielle nigérienne a débuté dimanche soir, après la fermeture des bureaux de vote.

Pour ce second tour, le président sortant Mahamadou Issoufou est donné largement favori, malgré les appels au boycott de la plate-forme des partis politiques de l’opposition dont le principal candidat Hama Adamou, est toujours hospitalisé du côté de la France après quatre mois d’emprisonnement.

Dans plusieurs villes notamment Niamey, les bureaux de vote ont ouvert avec quelques heures de retard. La participation dimanche dans la capitale, fief de l’opposition, semblait moins importante qu’au premier tour où il y avait des queues devant les bureaux.

À l‘école Lamartine, dans le quartier populaire Bani-Zoumbou de Niamey, le premier électeur a pu voter vers 08h20. “Nous avons tout le matériel et nous avons commencé à voter sans les représentants de l’opposition”, a affirmé le président du bureau Mustapha Alio Mainassara.

“Je regrette que l’opposition boycotte ces élections, mais nous sommes en démocratie et chacun est libre de prendre la position qu’il souhaite. Il faut éviter de vaines querelles. Le vainqueur, quelqu’il soit, doit penser à rassembler les Nigériens au-delà de son camp parce que des défis importants nous attendent. Des défis sur lesquels j’ai eu à travailler. Cinq ans, ce n’est pas suffisant pour surmonter ces défis, je pense en particulier au défi sécuritaire”, a déclaré le président Issoufou à la presse, appelant à “l’union sacrée” et rappelant les deux attaques islamistes de jeudi.

Le pays a été victime de deux attaques jeudi : une dans l’ouest, attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a coûté la vie à trois gendarmes. L’autre, dans l’est, attribuée aux islamistes nigérians de Boko Haram, a tué un officier supérieur de l’armée.

“Aqmi a voulu donner un signe avant les élections”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Hassimi Massaoudou, qui a assuré qu’aucun incident n’avait eu lieu dans la matinée.

Le vote

Environ 7,5 millions d‘électeurs étaient appelés aux urnes pour choisir leur futur président de la République. Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 et se sont refermés à 19H00 (18H00 GMT).

Le président Issoufou qui a obtenu 48,41 % des voix contre 17,79 % pour Hama Adamou arrivé deuxième, pourrait remporter la présidentielle au vu de l’absence de l’opposition (qui critique la mauvaise gouvernance du régime et son incapacité à lutter contre la crise qui frappe le pays, 76 % de la population vivant avec moins de deux dollars par jour), et le ralliement de plusieurs candidats.

L’opposition a appelé à un “boycott actif sans violence”. “Issoufou pourra proclamer les résultats qu’il veut, cela ne nous concerne pas”, a déclaré le porte-parole de la Coalition de l’opposition pour l’alternance (Copa 2016), Ousseïni Salatou.

L’enjeu de ce second tour n’est pas la réélection de Mahamadou Issoufou, mais plutôt un problème de légitimité. Le taux de participation du second tour pourrait ne pas atteindre le seuil du premier tour qui était de 71,2 %. Et dans ce cas, la victoire du président ne serait pas légitime selon l’opposition.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) dispose de cinq jours maximum pour proclamer les résultats, mais elle devrait le faire mardi ou mercredi.