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Sénégal : le président en campagne pour le référendum du 20 mars

Sénégal : le président en campagne pour le référendum du 20 mars

Sénégal

Le président sénégalais Macky Sall était en campagne à Thiès mercredi, à trois jours du référendum du 20 mars sur la révision constitutionnelle au Sénégal, qui prévoit notamment une réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans.

‘‘Sept jours chrono’‘ ont titré plusieurs journaux sénégalais pour marquer le début de la campagne (samedi) en vue du référendum du 20 mars prochain, sur la réduction du mandat présidentiel dans le pays. Un référendum qui prévoit le passage de sept à cinq ans au pouvoir du président de la République.

“Il est essentiel que cette politique politicienne ne pollue pas l’atmosphère pour que les citoyens en toute connaissance de cause puissent voter massivement ce projet qui va renforcer définitivement notre démocratie afin qu’aucun président de la République élu ne puisse faire plus de deux mandats de cinq ans”, a déclaré Macky Sall.

Une consultation annoncée le 16 février dernier par le président sénégalais après consultation du corps constitutionnel. Le président précisait alors que la disposition portant sur l’application immédiate du quinquennat au mandat en cours ne figurerait pas dans le projet, et qu’il irait donc jusqu’au bout de son septennat, en 2019.

Le reférendum sur le projet de révision porte sur quinze points. Un référendum anticipé par le vote des militaires samedi et dimanche dernier dans le pays.

Des avis partagés

Des campagnes anti-constitution pour le ‘‘non’‘ ont été menées par des mouvements citoyens et des partis politiques de l’opposition. Ces derniers accusent le président de manipulation : ce dernier aurait dû selon eux, directement organiser un référendum sans demander l’avis du Conseil constitutionnel ou démissionner au bout de cinq ans pour provoquer un nouveau scrutin présidentiel.

“Il y a beaucoup de points sur ces 15 points qu’on ne nous a pas bien expliqués”, a déclaré à l’AFP Lamine Mbodj, militant de l’opposition, déplorant qu’il n’y ait “pas beaucoup de temps pour essayer de faire comprendre aux Sénégalais quel est exactement l’objectif de ce référendum”.

Un cadre de la formation d’opposition “Grand parti”, Mamadou Goumbala, a accusé le chef de l‘État d’avoir “utilisé un subterfuge, un alibi pour dire que le Conseil constitutionnel lui a interdit cette réduction” immédiate de son mandat.

D’autres citoyens, partisans du ‘‘Oui’‘ se réservent ‘‘critiques et sanctions’‘ lors des prochaines élections (présidentielle et législatives) en 2017.

“Parce que les 15 points, ça nous arrange, ce n’est pas pour Macky Sall. C’est pour nous et pour les générations futures, donc on a besoin de ces 15 points”, a déclaré Ibrahima Gueye.

La question de la durée du mandat présidentiel en a soulevé d’autres, notamment sur le code électoral, les pouvoirs de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel.

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