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Le Burkina Faso se dirige vers sa 5e République

Le Burkina Faso se dirige vers sa 5e République

Burkina Faso

Le Burkina Faso vient de mettre sur pied une Commission de rédaction en vue d’une nouvelle Constitution. Il s’agit donc de créer les conditions pour un passage vers la 5e République.

Un avant-projet de Constitution sera rédigé « dans les 60 jours », dans le but de permettre au Burkina Faso de poser les bases pour la création de sa 5e République. La nouvelle a été annoncée dans un communiqué ce jeudi par le gouvernement. Les membres de cette commission n’ont pas encore été nommés, mais le communiqué précise qu’elle sera « chargée de proposer, dans un délai de 60 jours au plus, un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République. »

La volonté de passer à la nouvelle République avait été exprimée dans la Charte de la transition. Celle-ci a été signée par les partis politiques, la société civile et les forces de défense et de sécurité. Sa signature avait été faite au lendemain même de la chute de Blaise Compaoré, tombé en disgrâce après son départ forcé du pouvoir (il a été chassé par la pression de la rue) le 31 octobre 2014, après 27 ans de règne sans partage.

Blaise Compaoré, on s’en souvient, avait accédé à la tête du Burkina Faso en 1987 par le biais d’un coup d‘État qui avait coûté la vie à son ami et frère d’armes, Thomas Sankara, qui dirigeait le pays. C’est sous Blaise Compaoré que l’actuelle Constitution burkinabè a été adoptée le 11 juin 1991.

Le nombre de mandats présidentiels a été verrouillé par un amendement de la Constitution début novembre dernier. Cet amendement, ajouté à l’ancienne disposition constitutionnelle et adopté par les députés du Conseil national de la transition (CNT), stipule que « le président du (Burkina) Faso est élu au suffrage universel direct, égal et secret, pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois. »

Pour sa part, le président Roch Marc Christian Kaboré, élu fin novembre dernier à la tête du Burkina Faso, a pris l’engagement de s’investir dans l‘élaboration de cette nouvelle Constitution. Cela, afin de « tourner définitivement la page Compaoré, car l’actuelle Constitution a été écrite avec l’influence des tenants du pouvoir d’alors. »

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