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Zimbabwe : bientôt une loi instaurant la détention des complices de mariages de mineurs

Zimbabwe : bientôt une loi instaurant la détention des complices de mariages de mineurs

Zimbabwe

Le Parlement zimbabwéen est sur le point d’adopter des lois sanctionnant les parents ainsi que toutes les personnes impliquées dans le mariage des enfants de moins de 18 ans.

D’après des informations révélées par le journal The Herald, le vice-président du Parlement zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a déclaré mardi que cette institution devrait bientôt adopter une nouvelle loi prescrivant l’arrestation des parents qui acceptent les “lobola”, une sorte de compensation versée aux parents pour les enfants de moins de 18 ans qui vont en mariage.

Mnangagwa aurait ajouté que cette mesure s‘étendrait également à toute personne liée de près ou de loin à de tels agissements : “la loi devrait également prévoir une infraction pour un tuteur ou toute autre personne associée à cette pratique ou à toute autre forme de mariage coutumier impliquant une personne âgée de moins de 18 ans”, a-t-il déclaré selon le Herald.

Pour le vice-président du Parlement, le gouvernement n’a pas attendu de décision de la Cour constitutionnelle pour agir. “Des lois ont été identifiées et devraient être inscrites dans la Constitution zimbabwéenne”, a-t-il poursuivi.

Mnangagwa réagissait en fait à une motion déposée par le député Priscilla Misihairabwi-Musonga sur la nécessité de l’amendement des lois sur les mineurs dans l’optique d’empêcher les moins de 18 ans d‘être enrôlés dans les mariages précoces.

Après la décision de la Cour constitutionnelle en janvier dernier d’interdire le mariage des moins de 18 ans, les prochains aménagements législatifs annoncés portant sur les peines encourues par les responsables de ce phénomène étaient les dernières inquiétudes des organisations de défense des droits des enfants.

“Personne au Zimbabwe ne pourra se marier y compris sous le régime de la loi coutumière ou sous couvert d’un rite religieux avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans”, avaient estimé les neuf membres de la Cour constitutionnelle en début d’année suite à des requêtes déposées par Loveness Mudzuru et Ruvimbo Tsopodzi, deux victimes de mariages forcés.

Les partisans de l’abolition des mariages de mineurs s‘étaient alors sentis soulagés, mais avaient estimé qu’il incombait désormais aux législateurs de dire quelles seraient les peines encourues par ceux qui se marient avant 18 ans ou qui forcent un enfant à se marier.

Selon plusieurs rapports, l’augmentation des mariages des mineurs au Zimbabwe s’explique par le fait d’une croyance véhiculée par certaines sectes apostoliques chrétiennes recommandant l’union entre de jeunes adolescentes et des hommes d’un âge avancé.

Fin novembre 2015, l’UNICEF avait averti que le nombre de mariages forcés risquait de passer de 125 millions à 310 millions en Afrique d’ici 2050, si aucune disposition n’était prise par les gouvernants.

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