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Hama Amadou évacué en France

Hama Amadou évacué en France

Niger

Hama Amadou a été finalement évacué en France ce mercredi. L’opposant nigérien doit y être soigné, alors qu’il devait affronter dimanche prochain le président sortant Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle.

C’est un véritable coup de théâtre. À quatre jours du second tour de l‘élection présidentielle au Niger, l’opposant Hama Amadou, qui doit affronter le président sortant Mahamadou Issoufou, a été évacué ce mercredi en France pour des raisons sanitaires. Emprisonné et malade, l‘état de santé de l’ancien président de l’Assemblée nationale s’est dégradé ces derniers jours, nécessitant deux hospitalisations en moins d’une semaine.

C’est dans la mi-journée qu’un hélicoptère l’a transporté vers la capitale Niamey, d’où un avion l’a évacué vers la France, selon Abdou Rafa, un de ses proches. Une information confirmée par Paris qui a précisé accueillir à sa demande l’opposant « pour des soins », évoquant « un geste à caractère humanitaire ». Lundi, son médecin personnel avait fait part de son « inquiétude », après une seconde hospitalisation à l’hôpital de district de Filingué, la localité où est située la prison, à 180 km au nord de Niamey. Dr Harouna Yacouba avait évoqué l’urgence d’une évacuation après avoir souligné dans plusieurs médias locaux « l’aggravation » de l‘état de santé de son patient. Des déclarations pour lesquelles le médecin a été interpellé le lendemain pour « propagation de fausses nouvelles ».

Ancien allié du président Issoufou, Hama Amadou est en détention préventive depuis novembre dans le cadre d’une affaire de trafic présumé de bébés. Une arrestation qu’il qualifie de montage pour l‘écarter de la course à la présidence. Mais cela ne l’a pas empêché de se présenter à la présidentielle, en battant campagne à partir de sa cellule. Il a terminé deuxième avec 17,79 % des suffrages, contre 48,41 % pour le président Issoufou.

Alors qu’il a décidé de maintenir sa candidature pour le second tour prévu dimanche prochain, malgré la décision de la coalition de l’opposition Copa 2016 de se retirer du processus, la justice a fait savoir qu’il n‘était pas question de le libérer pour lui permettre de battre campagne. La Cour d’appel de Niamey, qui a examiné lundi une demande de liberté provisoire, a fixé la date du 28 mars pour donner son verdict.

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