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Kenya : le représentant des athlètes quitte la Fédération

Kenya : le représentant des athlètes quitte la Fédération

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Le représentant des athlètes kényans à la Fédération kényane d’athlétisme (AK), Noah Ngeny, a claqué la porte de l’instance à qui il reproche son manque de volonté dans la lutte antidopage.

Le scandale de dopage n’en finit pas de secouer l’athlétisme kényan. Alors que l’Agence mondiale antidopage a donné aux autorités jusqu’au 5 avril pour prouver leur capacité à faire face au problème, les choses ne semblent pas bouger. C’est en tout cas ce que pense le représentant des athlètes kényans à la Fédération (AK), Noah Ngeny. Face à cette situation, l’ancien athlète a préféré rendre sa démission ce mardi, pour fustiger le manque de volonté de l’autorité fédérale à ce propos. « Je suis allé à la Fédération en tant que membre de la direction et je l’ai incitée à avoir un programme ou des programmes de fonds pour lutter contre le dopage, comme nous l’avons dans l‘éducation dans les pays, ou peut-être nous avons une façon de traiter le dopage. J’ai poussé l’exécutif, mais aucun des membres n’a pris ça au sérieux », a-t-il déploré à Reuters.

Le désormais ex-représentant des athlètes kényans à la Fédération kényane va encore plus loin et parle d‘échec de cette dernière dans sa politique. « La fédération a complètement échoué. Si une fédération n’honore pas vraiment le calendrier des événements que les athlètes prennent au sérieux, je dis que c’est maintenant le moment pour tous les cadres de la fédération kényane de démissionner pour que nous ayons du sang neuf dans le système », a-t-il plaidé.

De fait, l’ancien coureur de fond milite pour un changement dans le mode de gestion de la Fédération. « Pour l’intérêt de l’athlétisme kényan et de la fédération, nous devons vraiment être sérieux sur les questions de dopage et assurer une meilleure éducation, de sorte que nous puissions nous débarrasser de cette chose appelée dopage (…) Nous avons besoin d’un véritable programme pour montrer à ces jeunes athlètes que le dopage n’est pas le vrai chemin », pense le médaillé d’or du 1 500 m aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000.

Pour l'intérêt de l'athlétisme kényan et de la fédération, nous devons vraiment être sérieux sur les questions de dopage et assurer une meilleure éducation, de sorte que nous puissions nous débarrasser de cette chose appelée dopage...

Une année à scandales

Depuis quelques mois, la Fédération kényane d’athlétisme est secouée par une grave crise, suite aux scandales de dopage et du détournement de fonds présumé par certains de ses dirigeants, aujourd’hui sous le coup d’une suspension par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Il s’agit notamment de l’ancien président de l’AK, Isaiah Kiplagat, de son ancien adjoint, David Okeyo et de l’ancien trésorier, Joseph Kinyua, qui ont tous été suspendus par la Commission d‘éthique de l’IAAF à la suite d’accusations de détournement de fonds de sponsoring versés par l‘équipementier sportif américain Nike.

Le mois dernier, le directeur général de la Fédération, Isaac Mwangi, a été aussi provisoirement suspendu par le Comité d‘éthique de l’instance dirigeante mondiale de l’athlétisme, après des accusations de corruption le visant. Il est accusé par deux athlètes de leur avoir demandé un pot-de-vin en 2015, en échange d’une réduction de leur suspension pour dopage.

Ces multiples scandales, en particulier celui sur la corruption, menacent la participation du Kenya aux prochains Jeux olympiques de Rio. C’est l’une des sanctions qui le guettent aux cas où la Fédération n’apporterait pas de justificatifs crédibles pour prouver qu’elle est en mesure de résoudre le problème du dopage.

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