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Soudan du Sud : au moins 25 morts au cours d'une attaque contre le camp de déplacés de Malakal (ONU)

Soudan du Sud : au moins 25 morts au cours d'une attaque contre le camp de déplacés de Malakal (ONU)

Sud-Soudan

Au moins 25 personnes, toutes des civils dont trois travailleurs humanitaires, ont été tuées et 120 autres blessées par des hommes armés lors de l’attaque début février d’un camp de déplacés géré par l’ONU au Soudan du Sud ont indiqué vendredi les Nations unies.

Un rapport publié ce vendredi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a détaillé le bilan humain et matériel de cette attaque, qui a laissé le camp dévasté.

“Au moins 25 personnes, dont trois travailleurs humanitaires, ont été tuées et plus de 120 blessées”, écrit l’Ocha. L’ONU avait déjà souligné que cette attaque pouvait relever d’un “crime de guerre”. Les informations selon lesquelles des soldats portant des uniformes de l’armée gouvernementale auraient pénétré le camp et “tiré sur des civils” sont “crédibles”, ajoute l’Ocha.

Un rapport qui vient contredire un (autre rapport) précédent qui faisait état de sept morts et d’une quarantaine de blessés dans l’attaque du camp, proche de la base onusienne de Malakal.

L’ONU avait initialement affirmé que les violences avaient éclaté entre les jeunes des deux communautés. Les Dinka et les Shilluk résident dans le camp : “quelque 3.700 abris pour des familles ont été détruits ou endommagés dans les combats, ainsi que de nombreuses installations humanitaires, dont des cliniques, des réservoirs d’eau, des réfectoires et des écoles”, précisait l’Ocha.

Plus de 47.500 personnes, ayant fui la guerre civile déclenchée en décembre 2013, vivaient à l’intérieur de ce camp.Soit un quart des 200.000 civils réfugiés dans les six bases onusiennes du pays.

Dès décembre 2014, soit un an après le début des hostilités, l’ONU avait indiqué que des “dizaines de milliers” de personnes avaient été tuées. Mais le patron des opérations humanitaires de l’ONU, Hervé Ladsous, a reconnu cette semaine que les Nations unies avaient ensuite “perdu le compte” du nombre de morts

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