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Les Nations Unies ont enregistré 69 nouvelles accusations de crimes sexuels en 2015

Les Nations Unies ont enregistré 69 nouvelles accusations de crimes sexuels en 2015

Crimes sexuels

Soixante-neuf nouvelles accusations d’exploitation ou d’abus sexuels ont été portées contre des membres du personnel des Nations Unies en 2015. Un nombre en hausse par rapport à 2014 qui lui, était de 80 cas recencés, selon le nouveau rapport de l’ONU.

Soixante-neuf cas de crimes sexuels ou d’abus ont été réenregistrés par les Nations Unies en 2015 sur les 99 plaintes recensées (la même année) par l’ONU. Des accusations portées contre des membres des dix missions de maintien de la paix et des ressortissants de 21 pays, en majorité des Africains.

Des actes ‘‘perpétrés’‘ principalement en République centrafricaine (22) et en République démocratique du Congo (16), pour 55 %. Dix-neuf cas au moins concernaient des mineurs. Viennent ensuite le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Rwanda et la Tanzanie (3 cas chacun). Le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Canada et le Gabon sont aussi concernés (2 cas par pays). Neuf autres pays ont à déplorer un cas d’abus ou d’exploitation sexuelle présumée (Allemagne, Ghana, Madagascar, Moldavie, Niger, Nigeria, Sénégal, Slovaquie, Togo).

Peut-on parler de cour martiale ?

2015 aura battu les records de ces dernières années en matière de violations et d’abus sexuels. En 2014, l’ONU faisait état de 52 cas de violence et en 2013, 66 cas.

Le rapport de l’organisation recommande à ses États-membres la création des cours martiales pour juger les coupables et de prendre les empreintes génétiques des Casques bleus. “La hausse du nombre des accusations est très inquiétante”, souligne une copie du document obtenue par Reuters.

Plusieurs mesures déjà annoncées ou recommandées par des experts indépendants sont également présentées par le rapport. Ainsi, il est exigé des pays qu’ils mènent leurs enquêtes en six mois maximum. Pour accélérer l’enquête et la recherche éventuelle de paternité, des échantillons d’ADN pourraient être prélevés, suggère le document.

Y a-t-il impunité ?

Chaque pays revient sur la prise de sanctions pénales envers les responsables de pareils actes (abus et viols). L’ONU a cependant constaté des cas de réticence de la part de ces pays.

Au 31 janvier 2016, les enquêtes sur 17 cas seulement détectés en 2015 étaient terminées, donnant lieu à des “mesures intérimaires” (retrait de solde, rapatriement). Mais en ce qui concerne les soldats reconnus coupables de faits commis en 2015 et auparavant, l’ONU n’a reçu en 2015 que dix réponses des autorités nationales sur les sanctions prises. Et celles-ci semblent faibles : six mois de prison “pour activités sexuelles avec mineur en échange d’argent”, 60 jours “pour l’exploitation sexuelle d’une femme”, “sanctions administratives”, mise à la retraite…