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Guinée : six militaires condamnés pour manquements remis en liberté

Guinée : six militaires condamnés pour manquements remis en liberté

Guinée

En prison depuis près de cinq ans pour ‘‘manquements’‘ lors d’une attaque contre le domicile du président Alpha Condé en 2011, six militaires dont un ex-chef de l’armée ont été libérés jeudi. Ils écopent toutefois d’une peine égale à leur détention préventive.

Les six militaires dont l’ex-chef d‘état-major le général Nouhou Thiam et l’ancien préfet de Dubréka, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, sont en détention préventive depuis juillet 2011. Jugés pour ‘‘désertion et violations de consignes’‘ lors de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé le 19 juillet 2011.

Initialement présentés à une cour d’assises en 2013, ils avaient été renvoyés devant un tribunal militaire. “Le tribunal militaire permanent de Conakry condamne” les six prévenus à “un temps (égal à) leur détention préventive respective et ordonne leur libération”, a déclaré le juge Sékou Dany Keïta, un magistrat civil, président de cette juridiction.

Un verdict attendu

Pour Me Aboubacar Sylla, l’un des avocats de la défense le verdict a été accueilli avec “un sentiment de soulagement. Le procès nous a finalement donné raison. C‘était devenu une patate chaude entre les mains de l‘État. Toutes les preuves étaient faites que (les accusés) étaient détenus de manière arbitraire et abusive”.

Un verdict ‘‘très attendu’‘ pour Me Mohamed Bérété, également avocat de la défense. “Il fallait faire en sorte que l‘État (guinéen) sorte de cette situation la tête haute”, a-t-il dit. “Il fallait donc prendre une telle décision pour justifier la longue détention de ces personnes”, a-t-il estimé.

Tenus pour être les principaux responsables de l’attaque du domicile privé du président Condé, le commandant Alpha Oumar Diallo – présenté comme le cerveau de l’assaut – ainsi que l’officier Jean Guilavogui, ont été condamnés en juillet 2013 à la réclusion à perpétuité. Huit autres accusés ont écopé de 2 à 15 ans de prison. Dix-sept des accusés, civils et militaires, ont été relaxés.

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