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Trafic d'ivoire : les chiens renifleurs à la rescousse des autorités au Kenya

Trafic d'ivoire : les chiens renifleurs à la rescousse des autorités au Kenya

Kenya

Des chiens de la brigade canine spéciale reniflent les valises des passagers qui transitent par l’aéroport de Nairobi.

Les responsables kényans en charge de la protection de la faune luttent contre le braconnage à l’instinct. Dans la palette des solutions qu’ils implémentent pour endiguer le trafic illicite des défenses d‘éléphant, ils ont entrepris de former des brigades canines spécialisées. À la différence des brigades existantes, celle-ci ne s’intéresse pas à la drogue ou aux armes, mais à l’ivoire. L’avantage ici est que l’animal conserve une intelligence naturelle qui lui permet d‘être à la fois plus efficace et plus rapide que les moyens techniques actuels.

“Le chien est capable de faire la différence entre l’ivoire et une vulgaire corne de vache car son sens de l’odorat est hyper développé, estime le vice-président de la Fondation pour la faune africaine Philip Muruthi. Son sens olfactif est mille fois plus développé que celui de l’homme, et il peut reconnaître des odeurs très différentes. Tout est une question d’équipement. Vous pouvez voir ce chien comme une technologie avancée.”

Le Kenya, à l’image d’autres pays africains, est confronté à une augmentation des chiffres du braconnage des éléphants alors que la demande d’ivoire en Asie du Sud-Est est de plus en plus forte. Un kilogramme d’ivoire sur ce marché se négocie à environ 1 000 euros. Et ce qui vaut pour les défenses d‘éléphant tient également pour les cornes de rhinocéros.

Destruction record

Un commerce florissant donc qui encourage les trafiquants à multiplier les astuces pour dissimuler la “marchandise”. Certains les cachent dans leurs bagages, d’autres sur eux-mêmes sous forme de bijoux. Face à l’ingéniosité toujours croissante en face, les autorités kényanes n’hésitent pas à mettre la main dans la poche. Au total, six chiens ont été formés pour intégrer la brigade spéciale pour un montant total de 5 500 euros par chiens.

De l’argent qui est bien investi, estime le responsable de la brigade canine pour le service kényan de la protection de la faune. “Nous avons arrêté coup sur coup des individus, à chaque fois la nuit. Par exemple mardi dernier, deux Chinois, le lendemain, d’autres Chinois, le surlendemain nous avons arrêté des Vietnamiens et des Thaïlandais. C’est vraiment remarquable. C’est aussi un moyen de dissuasion très important.”

Le Kenya se montre intraitable vis-à-vis du braconnage dans le pays. Il prévoit de brûler en avril 2016 120 tonnes de son stock d’ivoire. Un record en matière de destruction d’ivoire de contrebande.

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