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La naturalisation de compaoré, "une image triste" de la Côte d'Ivoire selon l'opposition

La naturalisation de compaoré, "une image triste" de la Côte d'Ivoire selon l'opposition

Côte d'Ivoire

La naturalisation de l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré, continue de faire des vagues en Côte d’Ivoire. Ce mercredi, l’opposition a jugée qu’elle présente une “image triste” de la Côte d’Ivoire.

L’opposition ivoirienne n’a apparemment pas encore digéré la naturalisation de l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré. Une naturalisation entérinée par décret et signée des mains du président ivoirien, Alassane Ouattara depuis le 17 novembre 2014 mais publiée au journal officiel en janvier 2016.

Les opposants au pouvoir d’Abidjan s’insurgent contre cette décision de l’Etat ivoirien, estimant qu’elle présente une “image triste du système politique de la Côte d’Ivoire”. Au cours d’une conférence de presse donnée mercredi par Pascal Affi N’Guessan, chef du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, l’opposition a plutôt invité Blaise Compaoré à se livrer à la justice de son pays le Burkina, pour éclaircir les faits qui lui sont reprochés. “Au plan juridique, je ne vois pas comment le changement de nationalité peut protéger quelqu’un qui est accusé de crimes (…) il (Blaise Compaoré) devrait donc avoir le sens de l’honneur et aller (au Burkina) pour faire rétablir la vérité “, a-t-il estimé. 

L’ancien président du Burkina est en effet inculpé par la justice burkinabè pour plusieurs chefs d’accusation notamment complicité d’assassinat et complicité de recel de cadavre. Il est également visé, depuis décembre 2015, par un mandat d’arrêt international pour sa participation présumée dans la mort de l’ancien chef d’Etat burkinabè Thomas Sankara.

Sa naturalisation en tant qu’Ivoirien devrait lui permettre d‘échapper à son extradition vers le Burkina pour répondre à ce mandat d’arrêt international. La Côte d’Ivoire ayant décidé de ne pas extrader ses ressortissants.

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