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Est de la RDC : attaque de rebelles ougandais présumés

Est de la RDC : attaque de rebelles ougandais présumés

République démocratique du Congo

Le territoire de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a fait l’objet d’une attaque dans la nuit de dimanche à lundi. On déplore deux morts.

C’est le village de Ntombi, situé à environ 40 km au nord-est de Beni (nord du Nord-Kivu), qui a payé cher le passage des assaillants. Ces derniers seraient des membres de l’ADF (Allied Democratic Forces), un groupe rebelle ougandais regroupant des mouvements d’opposition au président Yoweri Museveni et fondé en 1995.

Amisi Kalonda, administrateur de ce territoire :

« Le village de Ntombi dans le territoire de Beni a été le théâtre d’une attaque des ADF. Deux corps viennent d‘être retrouvés, décapités à la machette. Le centre de santé de ce village a été complètement pillé. »

Ces terroristes ont tué six personnes à la machette...

Selon la société civile et l’armée congolaise, le bilan de cette attaque est beaucoup plus important que ça. Le porte-parole de l’armée, le lieutenant Mak Hazukay, martèle que « ces terroristes ont tué six personnes à la machette et trois autres personnes sont portées disparues jusqu‘à présent. »

L’ADF est composé de rebelles musulmans ougandais. Depuis 1995, ils sévissent dans l’Est de la RDC, où ils sont accusés de violations brutales et régulières des droits humains, doublée de trafic lucratif de bois. L’ONU avance le chiffre de 500 civils tués dans une série de massacres commis depuis 2014 à Beni et dans l’Ituri voisine.

La route nationale 4, entre Beni et la frontière avec l’Ituri (au nord), est le théâtre d’attaques menées par ces rebelles depuis septembre dernier. Ceux-ci s’attaquent aux postes militaires et aux véhicules ainsi qu’aux piétons civils qui se risquent à passer dans les parages.

La région de Beni, comme l’ensemble de l’Est de la RDC, est déchirée depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

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