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Centrafrique : le président face aux défis économiques

Centrafrique : le président face aux défis économiques

République Centrafricaine

Passée la difficile étape de la présidentielle centrafricaine, le président démocratiquement élu fait face à plusieurs défis, entre autres la relance de l‘économie, actuellement à son niveau le plus bas.

Il n’a pas encore officiellement pris fonction que déjà, Faustin Archange Touadéra est confronté à la difficile équation de relancer une économie plombée par des années de guerre.

À Bangui, la capitale, bon nombre d’habitants se sont lancés dans le commerce. Durant la guerre, ces derniers traversaient la rivière Oubangui pour se rendre au Congo voisin, pour s’approvisionner en denrées alimentaires.

Pour beaucoup, les élections n’ont rien changé à leur situation ; ils restent confrontés aux groupes armés qui sèment la terreur. “Nous avons beaucoup souffert tout au long de cette crise, nous avons eu de nombreux défis. Nous devons aller acheter notre marchandise de l’autre côté au Congo, et nous devons payer de lourds impôts. Nous luttons pour vendre toute la marchandise que nous ramenons. Mais on n’a pas le choix”, affirme Madeleine Nzanga, une commerçante.

Pour les populations (pessimistes pour la plupart), le président a pour objectif premier de résoudre la difficile équation de relever l‘économie nationale. “La crise a affecté l‘économie, mais elle a également bénéficié à d’autres personnes qui ne veulent pas voir la situation être réglée parce qu’il y a une économie de guerre. Certains groupes armés profitent de ce qu’ils ont une emprise sur une partie du territoire pour procéder à une exploitation sauvage des ressources du sous-sol et également avoir tout le contrôle du circuit commercial, la vente du café par exemple et certains produits agricoles”, explique Dominique Saïd Panguindji, porte-parole du gouvernement de transition actuel.

Une économie à son niveau le plus bas

Les secteurs du coton et du café ont atteint leur niveau le plus bas. Les ressources minières sont en perte de vitesse du fait du manque d’investisseurs. Les exactions actuelles des milices et autres groupes armés n’arrangent en rien la situation.

“En Centrafrique , la situation actuelle est telle qu’il sera difficile de redresser l‘économie. Je ne dis pas qu’il est impossible, mais il sera difficile de mettre sur pied ces mesures de réforme, car il y a plusieurs groupes armés qui cohabitent. Quelles sont leurs positions vis-à-vis de la politique qui sera conduite par le président ?”, s’interroge l’analyste politique Jean-Baptiste Kouame.

Déjà fortement tributaire de l’aide étrangère, la Centrafrique reste handicapée, marquée par des séquelles de trois années de guerre.

La communauté internationale a financé 40 % du budget 2015 du gouvernement de transition.

La nouvelle équipe qui sera mise en place a pour objectif de trouver des fonds pour reconstruire l’armée, les infrastructures et relancer l‘économie.

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