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Blaise Compaoré, officiellement citoyen ivoirien

Blaise Compaoré, officiellement citoyen ivoirien

Côte d'Ivoire

Le décret de naturalisation de Blaise Compaoré désormais citoyen ivoirien a été signé par le président ivoirien Alassane Ouattara et est daté de novembre 2014. Soit seulement un mois après la chute de l’ancien président du Burkina Faso.

Le décret numéro 2014-701 faisant de Blaise Compaoré un citoyen ivoirien a été publié en janvier 2016 au Journal officiel. Signé moins d’un mois par le président ivoirien Alassane Ouattara après que l’ancien président burkinabè a été renversé du pouvoir en octobre 2014, ce texte ne fait qu’une vingtaine de lignes. Il annonce que “suite à sa demande, Blaise Compaoré, né en 1951 à Ouagadougou, est naturalisé ivoirien”. Le décret suivant, lui, stipule la naturalisation de François Compaoré, le frère de l’ancien président burkinabè.

Les deux décrets signés le 17 novembre 2014 sont entrés en vigueur au lendemain de leur publication. Ils interviennent alors que l’ancien président est poursuivi par la justice internationale pour son rôle présumé dans l’assassinat de l’ancien président du Burkina Faso, Thomas Sankara en 1987 lors du coup d’Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir. Il est également poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et complicité de recel de cadavre.

L’ancien président burkinabè exilé en Côte d’Ivoire depuis qu’il a été chassé du pouvoir, devrait donc échapper à la justice du pays qu’il a dirigé pendant de longues années. Etant donné ses liens d’amitié avec Alassane Ouattara, son extradition semblait peu probable ; après cette naturalisation, elle l’est encore moins.

Réactions

Plusieurs partisans de l’ancien régime ne voient aucun inconvénient face à cette naturalisation que d’autres trouvent “lâche”. De nombreux mouvements qui ont oeuvré pour le départ de l’ancien homme fort du Burkina ne cachent pas leur indignation face à ce changement de nationalité qui pourrait se justifier par la “justice à deux vitesses” de la Haute cour de justcice. A moins que Blaise Compaoré n’ait la garantie d’un procès équitable.

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