Turquie
Ankara veut exclure la milice kurde du projet américano-russe de cessez-le feu en Syrie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan n’est pas sur la même ligne que ses homologues américains et russes. Ankara ne veut pas mêler la milice kurde dans le débat sur l’accord de cessez-le-feu en Syrie. Il l’a qualifiée de “terroriste”.
“Comme l’EI et Al-Nosra, le PYD (Parti de l’union démocratique, principale formation kurde en Syrie,) et les YPG (Unités de protection du peuple, son bras armé), qui sont tout autant des organisations terroristes, doivent être exclus de cette trêve” a-t-il soutenu. Pour lui, il n’existe pas de différences entre le PYD, le PKK et le YPG.
“Tout le monde doit admettre la réalité sur le PYD et le YPG qui sont des prolongements de l’organisation terroriste PKK. Cela fait des années qu’ils sont notre croix. Pour que cet état de choses soit accepté, est-ce que le PKK-PYD doit faire exploser ses bombes non pas à Ankara mais dans d’autres capitales”, s’est-il interrogé, Recep Tayyip Erdogan condamne l’implication de ses mouvements dans l’accord de trêve.
Toutefois, il s’est dit satisfait de l’initiative d’un cessez-le-feu en Syrie bien qu’il mette en doute sa viabilité.
“Nous accueillons bien évidemment avec satisfaction l’accord sur un cessez-le-feu en Syrie. Mais dans le passé on a essayé de berner l’opinion internationale par des démarches similaires”, a-t-il dit.
La trêve devrait entrer en vigueur le vendredi 26 février à 22 heures GMT. Les États-Unis qui soutiennent militairement le YPG ont demandé à Ankara de stopper ses frappes sur les positions des unités de protection du peuple.
01:24
Malgré les progrès, le Sahel reste l'épicentre des mouvements djihadistes
Aller à la video
AES : au moins 14 morts dans une attaque djihadiste au Burkina
00:04
Guinée : 11 arrestations pour complicité de terrorisme à Siguiri, Mandiana et Kankan
01:17
Le Sahel comme épicentre mondial du terrorisme, selon un rapport
01:35
Nigeria : le vice-président au chevet des victimes des attentats de Maiduguri
01:30
Nigéria : les chefs d'état-major à Maiduguri après des attentats-suicide