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Burundi : Nkurunziza disposé à dialoguer avec l'opposition

Burundi : Nkurunziza disposé à dialoguer avec l'opposition

Burundi

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est arrivé hier lundi au Burundi. Ce mardi, il a rencontré le président burundais Pierre Nkurunziza avec lequel il a discuté de solutions à la crise politique qui mine le pays depuis une dizaine de mois.

Avec Reuters

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, est en visite depuis hier au Burundi, dans l’espoir de convaincre le président Pierre Nkurunziza d’ouvrir des pourparlers de paix avec l’opposition. Ce mardi, il a rencontré le président burundais, qui s’est engagé à “ouvrir un dialogue inclusif” (avec l’opposition). “Ce dialogue concerne tous les Burundais, à l’exception de ceux qui sont engagés dans des actes de déstabilisation”, a dit Pierre Nkurunziza. Une allusion faite aux attaques à la grenade qui ont eu lieu avant et après l’arrivée du numéro un de l’ONU, sur le sol burundais.

En effet, quelques heures seulement avant l’arrivée de Ban Ki-moon dans le pays, trois personnes ont été tuées dans des attaques à la grenade et à l’arme à feu. Selon Celestin Singirankabo, habitant d’un quartier situé à 50 km à l’est de la capitale Bujumbura, des hommes armés ont abattu deux personnes dans un bar de la capitale. De son côté, Moïse Nkurunziza, porte-parole adjoint de la police, a ajouté qu’une personne a été tuée et qu’une autre a été blessée au cours d’une attaque à la grenade au marché de la capitale lundi matin.

Dans la nuit de lundi à mardi également, après l’arrivée de M. Ban, dix grenades ont explosé dans plusieurs quartiers de Bujumbura, faisant une dizaine de blessés dont un soldat.

Jusqu‘à ce jour, aucune de ces nombreuses attaques n’a été revendiquée. Mais le gouvernement burundais reste convaincu qu’elles sont l‘œuvre de trois formations rebelles, dont l’une est constituée de soldats déserteurs. Quant à l’opposition, elle accuse les troupes gouvernementales d‘être les responsables des arrestations arbitraires, des disparitions, ainsi que des exécutions extrajudiciaires.

Plus de 400 personnes ont été tuées depuis avril 2015, suite à la candidature de Pierre Nkurunziza (réélu en juillet de la même année) pour un troisième mandat présidentiel. Une candidature jugée anticonstitutionnelle et contraire à l’accord d’Arusha, selon l’opposition. Cette protestation de l’opposition a donné suite à des mouvements de contestation, souvent émaillés de violences. En mai 2015, une tentative de coup d’Etat a ébranlé le régime de Pierre Nkurunziza.

Ce dernier a déjà rejeté toute possibilité d’envoi de troupes de l’Union africaine au Burundi, menaçant même de défendre militairement son pays contre les troupes africaines, si besoin est.

Lors du récent Sommet de l’UA qui s’est tenu à son siège à Addis-Abeba en Ethiopie, les dirigeants africains ont décidé de l’envoi d’une mission dite de très haut niveau, constituée de chefs d’Etat. Cette mission sera à Bujumbura les 25 et 26 février prochains, pour elle aussi essayer de trouver une solution définitive à cette crise qui s’installe dans la durée.

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