Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Présidentielle au Niger : pas de victoire au premier tour selon l'opposition

Présidentielle au Niger : pas de victoire au premier tour selon l'opposition

Niger

La victoire au premier tour annoncée par le président sortant Mahamadou Issoufou est une “illusion” selon des représentants de l’opposition.

Après une campagne sous tension, les scrutins présidentiels et législatifs ont eu lieu dimanche au Niger. L’opposition a dénoncé des problèmes d’organisation ; le vote a en effet été prolongé lundi dans certaines régions où les électeurs n’avaient pas pu voter à temps.

Quelque 7,5 millions de Nigériens étaient appelés aux urnes dimanche 21 février, sur une population de 18 millions d’habitants. Les électeurs devaient départager quinze candidats en lice pour le poste de chef de l‘État. Un scrutin présidentiel qui était couplé à des législatives.

Au terme d’une campagne marquée par les invectives de chaque partie et par les polémiques – aussi bien en ce qui concerne la tenue du scrutin, le contenu du fichier électoral, que la candidature de Hama Amadou, ancien président de l’Assemblée nationale inculpé par la justice pour son implication présumée dans un trafic de bébés nigérians – Mahamadou Issoufou avait déclaré lors de son dernier meeting jeudi, qu’il remporterait le scrutin par “un coup K.O.”.

Un message fort qui n’est pas passé inaperçu du côté de ses adversaires. Les partis de l’opposition, qui se sont entendus pour se soutenir afin de contrer le représentant du PNDS au pouvoir lors d’un éventuel deuxième tour, sont de plus en plus convaincus que la course sera prolongée.

Au regard des tendances partielles dans certaines des régions dans lesquelles le dépouillement des voix a eu lieu dimanche dans la nuit, les promesses de M. Issoufou ne tiennent pas la route, affirment ses détracteurs.

“C’est un rêve. Avec la tendance que nous avons au Niger sur les huit régions, je peux dire que là où il peut être en avance, c’est dans la région de Tahoua, ça c’est sûr et Agadez probablement. Mais pour les six autres régions, il n’est pas premier, il ne pourra pas être premier”, a déclaré Harouna Moussa, directeur de campagne de Seïni Oumarou, à l’AFP.

Chez l’autre principal opposant, Hama Amadou, incarcéré depuis novembre, on refuse de commenter officiellement le vote. “Le coup K.O. s’estompe”, a pourtant soufflé un représentant du candidat. “Les résultats vont au-delà de nos espérances. Nous sommes très, très, très confiants” et “comme promis Hama Amadou va aller de la prison à la présidence”, a-t-il conclu.

Certaines tendances se dessinaient déjà lundi. À Niamey notamment, fief traditionnel de l’opposant Hama Amadou, où celui-ci était largement en tête, selon des sources concordantes.

Mais du côté du pouvoir, on pouvait entendre un autre son de cloche. “Nous sommes très confiants parce que nous avons un bilan, nous avons un programme et nous nous sommes attachés à une alliance politique très forte. C’est pour ça que vous voyez que tout le monde, les militants sont enthousiastes dans l’attente des résultats très probants et très positifs”, a réitéré au nom de son candidat, Illo Issoufou, le conseiller juridique du PNDS.

Le vote a été reporté à lundi dans de nombreuses localités qui n’avaient pas reçu à temps le matériel électoral, comme “près de Tahoua, Agadez (nord) et une près de Zinder (sud), a rapporté la commission électorale (CENI).

Aucun trouble n’avait été enregistré durant le scrutin. Cependant, selon des journalistes présents dans la région de Diffa, dans le sud du pays, les forces de l’ordre auraient procédé à une quarantaine d’interpellations pour atteinte à l’ordre public, lundi.

Élu en 2011, Mahamadou Issoufou, fait notamment face à deux anciens Premiers ministres, Seïni Oumarou et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu du Niger.

Voir plus