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Sénégal : Macky Sall accusé de s'être « renié » sur la durée de son mandat

Sénégal : Macky Sall accusé de s'être « renié » sur la durée de son mandat

Sénégal

Le principal parti de l’opposition sénégalaise, le Parti démocratique sénégalais (PDS) accuse le président Macky Sall de s‘être « renié ». Cela, en renonçant à écourter son mandat en cours sur avis du Conseil constitutionnel, réfutant sa responsabilité pour ce qui est du référendum du 20 mars 2015.

Mardi soir, le président sénégalais s’exprimait au cours d’une allocution télévisée. Macky Sall déclarait que le passage du septennat au quinquennat prévu par la révision constitutionnelle s’appliquerait seulement à partir du prochain mandat présidentiel et qu’il irait en conséquence jusqu’au bout de son mandat actuel, en 2019, afin de se “conformer à la décision du Conseil constitutionnel”.

Un discours qui a fait réagir la classe politique du pays. Notamment le PDS, qui a affirmé dans un communiqué que le président “a manqué à son devoir tant il a renié ses engagements et (est) revenu sur la parole donnée au peuple et au monde entier”.

“Le chef de l’Etat qui s’est fait le porte-parole du Conseil constitutionnel en annonçant et publiant son avis, a tenté à dessein de faire passer un simple avis qui doit être recueilli pour une décision que personne n’a sollicitée et que le Conseil n’avait pas le pouvoir de prendre”, a estimé le PDS.

Le « projet » discuté

Le passage du septennat au quinquennat tel que proposé par Macky Sall perd toute sa pertinence selon le PDS, au vu de la disposition portant sur “son application au mandat en cours. (…) Un référendum coûtera très cher pour ce qui apparaît comme une tentative d’obtenir un plébiscite à moindre frais”.

Le parti ne se sent “en rien concerné par le référendum annoncé”. Il a fait appel à toutes les forces vives aux fins de solutions à ce qu’il a qualifié d’ “aventurisme d’un régime qui ne sait où nous conduire et qui a échoué”. Une sortie qualifiée par la presse de boycott du scrutin électoral de 2019.

Elu au second tour en 2012 pour sept ans face à Abdoulaye Wade, M. Sall a saisi en janvier le Conseil constitutionnel pour son projet de réforme de la Loi fondamentale prévoyant, conformément à sa promesse de campagne, une réduction immédiate de la durée du mandat du chef de l’Etat (le nombre de mandats étant limité à deux consécutivement).

Avec l’AFP
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