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RDC/Elections 2016 : les réactions après le communiqué des « 4 »

RDC/Elections 2016 : les réactions après le communiqué des « 4 »

République démocratique du Congo

L’Union africaine, l’ONU, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie avaient adressé un communiqué conjoint aux autorités congolaises de la RDC dans lequel ces 4 grandes organisations les invitaient à respecter les dates des futures élections dans le pays. Les réactions dans les deux camps (pouvoir et opposition) sont nombreuses et certaines d’entre elles ne laissent pas indifférent.

Henri Mova, du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti au pouvoir :
« En tant que patriote, je suis ahuri de voir des opérateurs politiques congolais attendre que l’extérieur leur dise : c’est bon, voici le chemin. Lorsqu’il y a des problèmes dans une nation, on se met autour d’une table, on en discute et on trouve des solutions responsables. Et je pense que c’est lié aussi à la tentative de l’opposition de faire une épreuve de force avec le pouvoir, en faisant cette fameuse journée “pays mort”. Comme ça n’a pas tenu, je crois que les rapports de force sont clairs et donc la communauté internationale a compris que le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo. » Et le secrétaire général du PPRD de poursuivre : « Je ne pense pas qu’il y a eu un diktat de la part de la communauté internationale. A date, ça signifie quoi ? C’est vague ! Ils auraient pu avoir le courage de dire oui à un délai constitutionnel et ainsi de suite. On n’a pas à fixer des limites à un pays indépendant, à fixer des limites à des gens qui discutent de leur pays…»

Martin Fayulu, du mouvement Ecidé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement) et membre de la Dynamique de l’opposition :

« On aurait aimé que les quatre condamnent d’abord la répression, condamnent la violation systématique des droits de l’Homme. On aurait compris que les quatre ont pris la dimension du pouvoir kabiliste, qui veut museler tout : pas de place pour les libertés individuelles, pas de place pour les manifestations, pas de place pour des citoyens qui ne sont pas d’obédience kabiliste. Et le peuple congolais veut une seule chose, c’est la démocratie. Et pour avoir la démocratie, il faut avoir les élections. Et pour avoir les élections, il faut respecter la Constitution. »

... le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo.

L’UA, l’UE, l’ONU et l’OIF avaient souhaité, dans un communiqué conjoint adressé aux autorités de la RDC, la tenue des élections « de bonne date ». Celles-ci (les élections) sont censées se dérouler dans 9 mois. Les « 4 » ont aussi exhorté les acteurs de la vie politique congolaise à soutenir le médiateur de l’Union africaine pour la crise politique congolaise, Edem Kodjo, dans sa tâche. Mais jusqu‘à ce jour, la dynamique de l’opposition et le G7 n’ont pas l’intention de recevoir le Togolais.

A ce propos, Martin Fayulu répond ceci :

« Non, nous avons déjà donné la réponse pour Monsieur Edem Kodjo et je crois qu’on ne va pas revenir là-dessus. Et c’est vrai, nous voulons comprendre la communauté internationale, mais que la communauté internationale nous comprenne aussi. Parce que ce que nous disons ici, ça vient du peuple ! »

L’opposant termine sur cette note qui sonne l’intransigeance :

« Le dialogue de Monsieur Kabila (le président de la République démocratique du Congo)… Nous avons déjà dit non et totalement non ! »

La Dynamique de l’opposition et le G7 s’apprêtent à pondre un communiqué conjoint en guise de réponse aux quatre organisations.

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