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Boutros Boutros-Ghali reçoit les hommages à titre posthume

Boutros Boutros-Ghali reçoit les hommages à titre posthume

Egypte

Les hommages se sont succédés depuis l’annonce mardi du décès de l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali, 93 ans, ancien Secrétaire général de l’ONU.

La plus grande partie s’est faite sur les réseaux sociaux. Pour certains, le « grand francophile et défenseur des droits humains » laisse un monde qu’il a voulu voir meilleur pour un autre dont il ignore les rouages.

D’autres affirment par contre que « le monde perd un diplomate chevronné » dont l’un des plus grand succès dans son pays est d’avoir été l’instigateur de la négociation de paix entre l’Egypte et Israël à Camp David en 1978, accord signé un an plus tard.

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont tous observé une minute de silence en la mémoire du ‘‘premier Africain ’‘ à accéder au sommet de l’organisation.

Au-delà de nombreux anonymes qui se sont dit « choqués » par cette disparition, des personnalités ont souhaité rendre un dernier hommage à Boutros Boutros-Ghali.

Si Ban Ki-moon, Secrétaire général en poste de l’ONU, soutient que Boutros Boutros-Ghali « a eu le courage de poser des questions difficiles aux pays membres et qu’il insistait à juste titre sur l’indépendance de sa fonction », le président français, François Hollande, quant à lui, martèle qu’il « n’a jamais cessé de se battre pour préserver la paix, prévenir les conflits et rapprocher les peuples dans le respect de leur diversité ».

Côté américain, c’est le Secrétaire d’Etat, John Kerry qui a signé une communiqué qui stipule que ‘‘Boutros Boutros-Ghali était un diplomate exceptionnel, un homme d’Etat habile et un infatigable avocat de la paix’‘. Les Etats-Unis n’avaient cependant pas une relation aisée avec le défunt ; ils avaient mis un veto à sa réélection et plutôt soutenu le Ghanéen Kofi Annan. Ils lui reprochaient notamment la mort des 18 soldats américains en Somalie fin 1993, mais aussi, à cause dit-on de ses « reculades dans les dossiers de l’ex-Yougoslavie et du génocide rwandais ».

Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, affirme que « Boutros Boutros-Ghali a consacré sa vie à promouvoir des idéaux d’un monde plus juste, plus pacifique et plus équitable ».

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