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Nigeria : la NNPC cherche un nouveau souffle

Nigeria : la NNPC cherche un nouveau souffle

Nigéria

Au Nigeria, la NNPC (Nigerian National Petroleum Corporation) est gangrénée par plusieurs maux et cherche à sortir de la tourmente.

Muhammadu Buhari, le président nigérian, fait de la réforme du secteur pétrolier, une de ses priorités. Il a récemment nommé Ibe Kachikwu au poste de ministre d’Etat et des ressources pétrolières. L’une des principales missions de ce dernier est d’apporter un souffle nouveau à la NNPC, la compagnie pétrolière nationale du Nigeria et acteur majeur de l’industrie pétrolière nigériane (la première puissance économique du continent africain).

M.Kachikwu a tout de suite dévoilé son intention de vouloir augmenter la production pétrolière nigériane à un maximum de 2,5 millions de barils par jour d’ici la fin de 2016. La production de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) est actuellement de 2,3 millions de barils par jour.

Mais la gestion opaque de la NNPC n’a pas permis jusqu‘à ce jour au Nigeria d’atteindre les sommets visés. Une gestion caractérisée par des détournements de fonds et une corruption accrue. La production du pétrole et du gaz du Nigeria a été plutôt stagnante, d’autant plus que les grands projets offshores ont été financés par le gouvernement, qui a accusé du retard dans son calendrier fiscal. La première économie africaine produit du brut en collaboration avec des entreprises étrangères et locales, par le truchement de contrat de partage de la production. Cependant, les investissements ont souffert de l’incapacité de la NNPC à payer sa part d’investissement.

Selon le ministre d’Etat et des ressources pétrolières, la dette se chiffrait (en novembre 2015) entre 3,4 et 4 milliards de dollars. La Nigerian National Petroleum Corporation, dans sa logique de retrouver un souffle nouveau, est en négociations de partenariats avec de grands groupes pétroliers tels qu’ENI, Vitol et Gunvor. Les entreprises locales sont aussi dans le viseur de la NNPC, toujours dans le but de redynamiser sa capacité de production. L’entreprise étatique a accusé en 2015 une perte s‘élevant à 267,14 milliards de nairas (1,3 milliards de dollars).

Aux dires d’Ibe Kachikwu, la Nigerian National Petroleum Corporation est en discussions avec le Sénat. L’objectif est d’accélérer le processus, en divisant le PIB en trois parties couvrant la gouvernance, la fiscalité et les affaires des articles tels que les licences de bloc pétrolier.

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