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Centrafrique : un scrutin calme. Et après ?

Centrafrique : un scrutin calme. Et après ?

République Centrafricaine

Un scrutin calme et sans incidents majeurs, c’est ainsi qu’a résumé le représentant de la Mission onusienne en Centrafrique, le second tour des élections.

Dimanche, les Centrafricains ont voté pour une sortie de crise. Une élection très attendue par l’opinion internationale et nationale. Le moins qu’on puisse dire, les Centrafricains ont tenu le premier pari : le défi sécuritaire. Un premier pas dont s’est félicité le représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Parfait Onanga-Anyanga : « Nous n’avons remarqué aucun débordement violent majeur. Pas de violence du tout. C‘était paisible et cela reflète la volonté du peuple centrafricain d’aller vraiment de l’avant et de tourner le dos au passé violent ».

Un passé violent et une situation presque chaotique, c’est ce qu’ont enduré les millions de Centrafricains depuis le renversement de François Bozizé, en mars 2013. Les querelles entre anti-Balaka et Séléka n’ont fait qu’envenimé un environnement déjà délétère. Cette élection est vue par bon nombre d’observateurs comme une issue à la crise.

“Le pays est toujours criblé de groupes armés, mais aucun de ces groupes armés n’a vraiment représenté une menace pour le processus. Donc jusqu‘à présent, je pense qu’on a des conditions très favorables”, a souligné Parfait Onanga-Anyanga.

Après un second tour déroulé dans le calme, l’autre défi qui s’annonce reste le respect des résultats qui seront divulgués par l’Autorité nationale des élections (ANE). On se souvient qu’au premier tour, les élections législatives avaient été annulées pour irrégularités et plusieurs candidats avaient rejeté les résultats partiels annoncés pour la présidentielle. Qu’en sera-t-il pour ce second tour qui a opposé Anicet Georges Dologuélé à Faustin Archange Touadéra ? À cette interrogation, le représentant de la mission répond : “Quand on voit ce qui s’est passé dans le pays dans le passé, personne ne s’attendrait à ce que le pays organise des élections 5 étoiles. Alors s’il y avait de quoi être préoccupé, je pense que les candidats sont fortement épaulés et certains d’entre eux ont fait la même promesse, d’utiliser uniquement des procédures légales déjà en place pour contester le vote et de faire en sorte qu’ils aient un traitement équitable”.

Les millions de Centrafricains n’attendent qu’une chose, sortir définitivement de cette impasse. Et le désarmement annoncé des milices serait encore un grand pas vers un nouvel espoir.

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