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Burundi : le centre de Bujumbura frappé par des attaques à la grenade

Burundi : le centre de Bujumbura frappé par des attaques à la grenade

Burundi

Ce lundi, la capitale burundaise a été ébranlée par des attaques à la grenade.

Selon des témoins sur place, des hommes circulant à moto ont lancé trois grenades qui ont explosé dans le centre de la ville (quartier de Rohero et Buyenzi). Deux autres de ces engins explosifs ont été lancés dans le nord de la capitale, selon les témoins ainsi que le collectif de journalistes burundais, SOS Medias Burundi.

Un habitant de Bujumbura (qui a requis l’anonymat) déclare : « On ne sait pas ce qui se passe, mais c’est clair, on veut nous terroriser. J’ai déjà entendu trois explosions de grenades et ici, près du rond-point central (de Rohero), il y a eu plusieurs blessés. ».

On ne sait pas ce qui se passe, mais c'est clair, on veut nous terroriser.

Aux dires de SOS Medias Burundi, un enfant a trouvé la mort au cours d’une de ces attaques. La photo de cette victime a même été publiée sur le compte Twitter du collectif de journalistes burundais. Sur cette image, on peut voir le corps d’une personne couchée dans la rue, recouverte d’une couverture.

Le pouvoir et l’opposition se rejettent la responsabilité de ces attaques, qualifiées de terroristes. Aucune d’entre elles n’a d’ailleurs été revendiquée.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis la réélection (pour un troisième mandat) très contestée de Pierre Nkurunziza en juillet 2015. A Bujumbura, en mai de l’année dernière, un coup d’Etat avait été déjoué et une manifestation d’un mois et demi avait été brutalement matée. Mais cette action du pouvoir burundais a donné naissance à un durcissement de l’opposition, qui a même fini par prendre les armes, donnant naissance à des mouvements rebelles. Leur objectif ? Renverser Pierre Nkurunziza.

Selon les chiffres de l’ONU, 400 personnes ont été tuées dans la crise burundaise, qui a poussé plus de 230.000 personnes à quitter le pays. Parmi les exilés, de nombreux opposants, des militants associatifs et des journalistes.

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