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Burundi : quatre civils dont un enfant tués à la grenade à Bujumbura

Burundi : quatre civils dont un enfant tués à la grenade à Bujumbura

Burundi

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière enregistrée ces dernières semaines selon le maire de Bujumbura

Au moins quatre personnes dont un enfant, toutes des civiles, ont été tuées au Burundi samedi soir, dans trois attaques à la grenade à Bujumbura, ont déclaré les habitants.

“Il y avait trois explosions simultanées. Celle du bar a tué quatre personnes dont un enfant qui vendait des œufs à la coque”, a déclaré un résident du quartier de Kinama où les attaques se sont produites, qui souhaite rester anonyme. Vincent Ngendahayo, un administrateur local près de Kinama, a confirmé la mort de l’enfant, en ajoutant que 12 personnes ont été blessées dans les explosions.

Plusieurs autres attaques séparées ont été perpétrées vendredi, toujours à Bujumbura. Au moins cinq personnes, y compris le personnel de sécurité, ont été tués. Le groupe armé, Forces républicaines de Burundi (FOREBU), qui oppose la candidature de Nkurunziza, a confirmé l’implication de ses combattants dans ces assassinats.

Il s ‘agit de l’attaque la plus meurtrière, selon le maire de la ville : Freddy Mbonimpa, qui a fait état d’une autre grenade à Musaga, un autre quartier contestataire du sud : « D’autres criminels ont lancé simultanément une grenade sur une patrouille de policiers (…), mais elle est tombée dans une parcelle où elle a fait huit blessés civils ». Une cinquième grenade a également été lancée, toujours à Musaga sans faire de victime ; elle visait une autre patrouille de police.

Le pouvoir et l’opposition se rejettent mutuellement ces attentats qui n’ont été revendiqués par aucun groupe rebelle.

L’Union africaine a annoncé vendredi avoir désigné cinq chefs d‘État pour tenter de convaincre le gouvernement à accepter une force de maintien de la paix, après le rejet de l’envoie par le président Nkuruziza, d’une force de maintien de la paix constituée de 5000 hommes environ. Le pouvoir qui accentue d’ailleurs la répression dans des quartiers contestataires, où la police aurait opéré des dizaines d’arrestations ces derniers jours, pour tenter de mettre un frein à cette remontée de violences dans le pays.

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