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Le Burkina veut dépolitiser son armée

Le Burkina veut dépolitiser son armée

Burkina Faso

A la suite des attentats qui ont visé deux hôtels au Burkina en janvier dernier et fait plus d’une trentaine de blessés, le président Roch Marc Christian Kaboré veut reformer son armée. Objectif : sécuriser et lutter éfficacement contre le terrorisme.

Roch Marc Christian Kaboré au cours d’une rencontre organisée le 4 février avec la hiérarchie militaire à Ouagadougou a remis sur le tapis son envie de reformer son armée forte d’au moins 11 000 hommes : “Nous avons besoin d’une armée républicaine, d’une armée apolitique, et d’une armée opérationnelle, c’est-à-dire qui est dotée de moyens pour assurer la sécurité du territoire et des Burkinabè”, a-t-il déclaré en substance. Pendant la période de transition des réformes avaient été engagées pour déconnecter l’armée de la politique. Une loi a par ailleurs été votée en avril et qui contraignait tout militaire désireux de s’engager en politique de démissionner de l’armée.

C’est en quelque sorte le combat du nouveau président: rendre plus opérationnelle son armée, remettre la cohésion, la discipline et l’unité. Des valeurs menacées avec les crises succéssives au sein de l’armée depuis le renversement du régime de Blaise Compaoré.

Lors des attaques de janvier, des témoins avaient souligné la lenteur de l’intervention des forces armées, le manque de réactivité et surtout des carences en renseignement.
Pour Roch Marc Christian Kaboré, son armée doit pouvoir faire barrière aux éventuelles attaques djihadistes. C’est pourquoi dans le programme qu’il a élaboré la réforme de l’armée passera par la mise en place d’une loi. Cette loi devrait permettre de résoudre les problèmes d‘équipements des militaires en vue de faire face au terrorisme.

Depuis le renversement de Blaise Compaoré en octobre 2014, l’armée burkinabé est en proie à des rivalités intestines. Des attaques de la poudrière de Yimdi au coup d’Etat manqué des militaires du régiment de sécurité en septembre dernier, plusieurs militaires dont le général Gilbert Diendéré ont été mis aux arrêts. Ce qui fait dire au président qu’il faut mettre sous le boisseau les divergences et ne penser qu‘à la paix et au renforcement de la sécurité

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