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Haïti vers un vide constitutionnel

Haïti vers un vide constitutionnel

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Les partisans de Michel Martelly sont opposés à un gouvernement de transition proposé par le Sénat dans la perspective du départ du président au terme de son mandat.

Haïti sous le risque d’un vide constitutionnel à moins de trois jours de la fin du mandat du président Michel Martelly. Et avec le report sine die du second tour des élections initialement prévu le 22 janvier dernier, les responsables politiques n’ont pu s’accorder sur une nouvelle date alors que le mandat du président Martelly arrive à échéance. Ce dernier a affirmé son envie de ne pas rester une minute de plus à son poste : “ je ne voulais pas rester au pouvoir pendant un jour de plus que prévu. Il n’y a rien qui me pousse à rester. Le 7 février, je pars et je ne sentirai rien de différent sur moi, je suis toujours la même personne. En fait je vais me sentir plus libre, les problèmes de ce pays ne seront plus de ma responsabilité” a clamé Michel Martelly. Le 28 janvier dernier, il déclarait toute autre chose : “Si aucun accord n’est trouvé après le 7 février, je ne laisserai pas le pays dans l’incertitude”.

C’est donc vers un avenir incertain que se dirige Haïti avec le départ du président sans tenue d‘élections. La Constitution du pays ne prévoit rien pour un intérim où il n’y aurait pas de président. Mais c’est l’Assemblée nationale qui doit élire un président en cas de vacance de la présidence au cours de la quatrième année de mandat. Le Sénat après concertations avec le pouvoir exécutif, les partis politiques et la société civile le lundi dernier, a proposé une période de transition.

Selon la proposition du Sénat, ce gouvernement de transition devra être conduit par un Premier ministre qui lui-même devra être installé avant le 7 février en vue de garantir la gouvernance immédiate du pays. En outre, le Sénat suggère une personnalité remplissant les conditions de l’article 157 de la Constitution à savoir rassembleur, dotée de compétence avérées et ayant une certaine expérience de l’administration publique haïtienne. A noter que cette proposition ne parviendra qu’après un consensus.

Alors que l’opposition partage l’idée de la transition et celui de la vacance du pouvoir, un autre son de cloche différent tonne dans les manifestations de ces derniers jours. Mardi, plusieurs partisans du parti au pouvoir ont défilé dans les rues de Port-au Prince pour s’insurger contre un pouvoir de transition. Faute de successeur élu, ces protestataires souhaitent une rallonge de trois mois au pouvoir en place afin d‘éviter le vide constitutionnel et par conséquent la crise qui se profile déjà à l’horizon.

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