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AGOA : impact des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Afrique

AGOA : impact des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Afrique

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L’AGOA (African Growth and Opportunity Act) s’avère d’une importance cruciale pour bon nombre de pays africains.

Le Kenya (première puissance économique d’Afrique de l’Est) a désormais le droit d’effectuer des vols commerciaux directs vers les Etats-Unis, depuis cette année. L’annonce, qualifiée de « solution miracle » par un analyste, a été faite par le ministre kényan des Transports. Il a cependant fallu des années au Kenya pour obtenir ce précieux sésame. Avant cela, seuls 4 pays africains avaient droit à des vols commerciaux directs vers les Etats-Unis: l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Cap-Vert et l’Ethiopie.

L’AGOA, qui constitue le cœur même de la politique commerciale américaine en Afrique, est susceptible de connaître un essor fortement accru grâce à ces vols. James Shikwati, analyste commercial à Nairobi (Kenya) explique :

Ils ont la possibilité de se rendre directement aux États-Unis, d'y faire des affaires et de retourner chez eux.

“Vous savez, quand vous parlez de l’AGOA, vous parlez de commerçants africains. Ils ont la possibilité de se rendre directement aux États-Unis, d’y faire des affaires et de retourner chez eux. Pareil pour les investisseurs américains. Nous sommes dans des fuseaux horaires différents et parfois les fuseaux horaires pourraient décourager un investisseur potentiel (…) maintenant, si vous leur offrez une chance avec vol direct, il est plus facile pour eux de prendre des décisions. C’est donc un point important.”

Mais le Kenya a encore beaucoup de travail à faire afin de profiter pleinement de ce pacte.

L’AGOA permet à près de 40 pays en Afrique sub-saharienne d’exporter certaines marchandises en franchise de droits et de quotas aux États-Unis. En 2013, l’huile représentait la majeure partie des 26,8 milliards de dollars de valeur d’exportations du continent. Certaines économies africaines pour leur part, ont du mal à diversifier leurs offres.

Le programme d‘échange a également été critiqué pour ses avantages jugés disproportionnés dont bénéficient certaines industries comme le pétrole et une poignée de pays tels que le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola.

Les détracteurs de l’AGOA affirment que les États-Unis accordent seulement l’accès aux exportations qui ne touchent pas les marchés locaux, tandis que les pays africains ont moins de voix.

L’Afrique du Sud est actuellement confrontée à la menace de sa suspension de l’AGOA. Pour les analystes, il ne s’agit ni plus ni moins d’une pression des Etats-Unis sur Pretoria, pour l’obliger à assouplir ses restrictions sur les volailles américaines.

Côté kényan, le renouvellement de son adhésion à l’AGOA en 2015 est une aubaine. En effet, ce pays a connu un boom au niveau de son économie, avec par exemple 80 millions de dollars de recettes prévues pour l’industrie textile. D’ailleurs, le Kenya est le premier exportateur de textile en Afrique sub-saharienne, suivi par le Lesotho.