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Kenya : les scientifiques invitent les gouvernements africains à plus de vigilance face au virus Zika

Kenya : les scientifiques invitent les gouvernements africains à plus de vigilance face au virus Zika

Virus Zika

Les scientifiques kényans invitent les gouvernements africains à prendre des mesures préventives pour combattre la propagation du virus Zika, déjà détecté au Cap-Vert.

Des chercheurs kényans recommandent aux gouvernements africains la vigilance absolue face à la propagation du virus zika.

Transmis à l’homme par la piqûre de moustiques du genre “Aedes”, le Zika touche environ 23 pays du continent américain.

Sa diffusion à l‘échelle planétaire est jugée extrêmement rapide par les scientifiques. Des cas positifs ont été diagnostiqués dans plusieurs régions du monde, y compris en Afrique, et aussi dans l’archipel du Cap-vert.

“Avec les voyages internationaux, la propagation du Zika dans le reste du monde, y compris l’Afrique est une réalité. Sommes-nous déjà face à une épidémie ou une pandémie? Non, je ne pense pas que nous avons besoin d‘être inquiets à ce point. Mais bien sûr, je pense que nos gouvernements doivent être conscients qu’il existe un potentiel risque de propagation dans nos pays”, affirme Dr Ruchika Kohli, une pathologiste kényane.

Découvert en Ouganda en 1947, le virus du Zika est soupçonné d‘être à l’origine de la microcéphalie chez les nouveau-nés. La solution à son éradication se trouverait-elle en Afrique ?

D’après Dr Ruchika Kohli, “ il existe peut-être un élément immunisant au sein de la population africaine. Mais est-ce la même souche de virus que celle des années 40 ou est-ce une nouvelle souche ? Est-ce le même Zika virus qui cause la microcéphalie ou pas? On l’ignore encore. Nous avons beaucoup de questions sans réponses”

Le virus Zika a déjà touché plus d’un million et demi de personnes au Brésil, et 3 à 4 millions de cas sont attendus en 2016 selon les experts. Lundi, l’OMS a décrété que cette épidémie est “une urgence de santé publique de portée mondiale”.