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Haïti : la venue de l'OEA contestée

Haïti : la venue de l'OEA contestée

Haïti

L’OEA (Organisation des Etats Américains) est indésirable en Haïti, du moins selon des opposants qui l’ont violemment fait savoir à Port-au-Prince.

Des milliers de personnes ont battu le pavé ce samedi à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, pour crier leur ras-le-bol quant à la crise politique qui déchire le pays depuis la suspension du scrutin présidentiel. Mais ces manifestants ont surtout exprimé leur désaccord à propos de la volonté de l’OEA (Organisation des États américains) d’envoyer une mission spéciale dans ce pays des Caraïbes pour superviser une éventuelle transition du pouvoir. Pour les protestataires, l’OEA joue le jeu du président sortant Michel Martelly, qui a réclamé la présence de l’Organisation dans le pays.

“Aujourd’hui, nous manifestons pour dénoncer une fois de plus la présence de l’OEA. Depuis que ce pays est né (Haïti), l’OEA a créé le chaos dans le pays. Il y a un groupe de quatre ou cinq pays qui sont un groupe de criminels !” a martelé un manifestant très remonté.

Aujourd'hui, nous manifestons pour dénoncer une fois de plus la présence de l'OEA.

Même son de cloche pour cet autre opposant :

“Les Nations unies peuvent venir à attacher Martelly et l’emmener avec eux dans un autre pays. Une fois que notre système de justice est prêt, il devrait être emprisonné dans ce pays. Il a volé tout l’argent du pays!”

C’est en principe ce dimanche que doit arriver la délégation de l’OAE en Haïti. Selon un communiqué de presse de cette organisation, il s’agit de “collaborer pour parvenir à une entente entre les Haïtiens, suite à la récente suspension du second tour de l‘élection présidentielle.”

Le mandat de Michel Martelly doit en principe (selon la Constitution haïtienne) prendre fin le 7 février prochain. Mais l’homme fort du pays a décidé de rester au pouvoir, tant que son pays ne sortira pas de l’instabilité dans laquelle il baigne en ce moment. Le numéro un Haïtien l’a dit, s’appuyant sur l’article 136 de la Constitution de son pays.
L’opposition quant à elle, souhaite de tous ses veoux le départ de Martelley et la mise en place d’un gouvernement provisoire à court terme, qui organisera les élections.

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