Ethiopie
L’Afrique a appelé une fois de plus à une reforme du conseil de sécurité de l’ONU. C‘était samedi à l’ouverture du 26e sommet de l’Union africaine. C’est le président Zimbabwéen Robert Mugabe qui s’est fait le porte-voix du continent sur la question.
“Les chefs du Conseil de sécurité disent : vous n’aurez jamais les pouvoirs que nous avons en tant que membres permanents. Et nous avons demandé, demandé et demandé. Réformez ! Réformez le Conseil de sécurité », a-t-il martelé du haut de la tribune de l’organisation continentale.”
Cette revendication s’inscrit dans la volonté manifestée par l’Afrique d‘être pleinement représentée dans tous les organes de décision de l’ONU. A fortiori, au sein de la structure où sont prises les décisions relatives aux questions de paix et de sécurité.
Dans l’optique d’une éventuelle reforme, le continent réclame au moins deux sièges permanent avec droit de veto.
Situation anachronique
Le Conseil de sécurité compte 15 membres dont 5 permanents, disposant du droit de veto. Une composition qui date de 1945.
Pour plusieurs pays, cette situation devient anachronique. Elle ne reflète plus la société internationale contemporaine . Des experts des relations internationales pensent que « le monde a changé depuis la fin de la seconde guerre mondiale ». Pour eux, « le Conseil de sécurité doit refléter le nouveau visage du monde ».
Le président sud-africain avait brandi de son côté en septembre de l’année dernière, l’argument démographique pour justifier cette revendication. Pour Jacob Zuma « L’Afrique compte 1 milliard d’habitants qui ne sont pas représentés de façon permanente au Conseil de sécurité ».
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