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Burundi : deux journalistes occidentaux interpellés à Bujumbura

Burundi : deux journalistes occidentaux interpellés à Bujumbura

Burundi

Les deux hommes de nationalité française et britannique ont été arrêtés en compagnie de 15 autres personnes qualifiées de criminelles par les autorités.

Le ministère français des Affaires étrangères a appelé le gouvernement burundais “à procéder à [la] libération immédiate” des deux journalistes dans un communiqué ce vendredi. L’Union européenne s’est également dit “extrêmement préoccupée” par ces arrestations. Les deux hommes travaillaient pour des médias français. Jean Philippe Rémy est journaliste au journal Le Monde dont il dirige le bureau en Afrique du Sud tandis que le photojournaliste Phil Moore est un indépendant qui collabore pourtant avec plusieurs médias internationaux tels que l’AFP et Le Monde.

Le Britannique est le premier à avoir été interpellé par la police en même temps que les prévenus Burundais. Ils se trouvaient dans le quartier de Nyakabiga, au centre de la capitale Bujumbura dans la journée de jeudi. Le porte-parole de la police Moïse Nkurunziza a fait savoir qu’ils ont été “surpris au milieu [de] criminels armés”. Les 15 personnes avec lesquelles les journalistes ont été arrêtés tenaient une réunion, selon des sources policières. Un mortier, une Kalachnikov et des pistolets ont été saisis au cours de cette opération, assure le ministère de la Sécurité publique.

A l’arrivée des forces de l’ordre, tous les participants ont tenté de s’enfuir. Les journalistes comme les autres personnes. Une attitude surprenante pour Moïse Nkurunziza. “La police a été très surprise et s’est inquiétée de voir un journaliste, ayant toutes les autorisations de travailler au Burundi et qui donc n’avait rien à craindre de la police, courir et fuir la police”. Le Français a été arrêté plus tard alors qu’il venait prendre les nouvelles de son confrère. Sous pression de la diplomatie française et européenne mais aussi des associations de défense de la liberté de la presse, les autorités de Bujumbura ont fait savoir que les deux hommes seraient relâchés, “s’ils n’ont rien à se reprocher”.

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