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Soudan du Sud : Riek Machar accuse le président Salva Kiir d'entraver le processus de paix

Soudan du Sud : Riek Machar accuse le président Salva Kiir d'entraver le processus de paix

Sud-Soudan

La création unilatérale de 28 nouveaux Etats par le président Salva Kiir est un obstacle à la paix au Soudan du Sud, selon le chef rebelle Riek Machar.

Le chef rebelle Riek Machar et ancien vice-président a accusé le président Salva Kiir de multiplier les obstacles à la paix avec la récente création de 28 nouveaux Etats de manière unilatérale.

En marge d’une rencontre à Kampala avec le président Yoweri Museveni, le médiateur régional dans le conflit du Soudan du Sud, le chef rebelle s’est dit disposé à poursuivre le processus de paix. “Je n’ai pas violé l’accord de paix. C’est plutôt le gouvernement qui l’a fait. Demandez-leur pourquoi ils le font. Mon équipe est à Juba et bientôt nous allons vulgariser l’accord de paix. Il n’y a pas d’autre issue que l’application de l’accord de paix » a déclaré Riek Machar. Il a invité les diplomates à faire pression sur le chef de l’Etat du Soudan du Sud pour qu’il revienne sur sa décision unilatérale de créer 28 nouveaux Etats.

Pourtant, en août dernier, les deux parties ont signé un accord de paix qui n’a jamais été intégralement appliqué. Chaque partie accuse l’autre d‘être à l’origine de la violation de l’accord.

Je n'ai pas violé l'accord de paix. C'est plutôt le gouvernement qui l'a fait. Demandez-leur pourquoi ils le font.(...) Il n'y a pas d'autre issue que l'application de l'accord de paix.

La situation actuelle de ni paix ni guerre est un mauvais signe pour le processus de paix, estime l’analyste politique Angelo Izama : «(…) L‘état de guerre sera permanent tant qu’un minimum de convivialité politique ne sera pas atteint pour inverser la situation. Je ne serais pas surpris par une reprise des combats. »

Riek Machar a été le vice-président du Soudan du Sud de l’indépendance en 2011 jusqu’en 2013, lorsqu’il a été limogé. Une décision qu’il n’a pas apprécié, puisqu’il a déclenché une rébellion.

Le comité des sanctions de l’ONU dans un rapport confidentiel accuse du reste les deux dirigeants sud-soudanais, d‘être responsable de nombreuses atrocités.

La guerre civile dans ce pays, le plus jeune du continent, a déjà causé la mort de milliers de personnes et le déplacement de deux millions d’autres.

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