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Tunisie : les étudiants de Kasserine maintiennent la pression sur le pouvoir

Tunisie : les étudiants de Kasserine maintiennent la pression sur le pouvoir

Tunisie

Des dizaines d’entre eux ont organisé un sit-in ce 25 janvier dans la ville de Kasserine pour revendiquer leur droit au travail.

Le calme revient progressivement à Kasserine après l’imposition du couvre-feu de vendredi. Mais les étudiants disent ne pas être satisfaits par le manque de vision du pouvoir sur les solutions à apporter à la problématique du chômage de masse en Tunisie. Certains d’entre eux ont organisé un sit-in dimanche pour faire entendre leur point de vue. « La seule chose que nous revendiquons, c’est un emploi, s’est confié Imad. Chacun d’entre nous ici pense qu’il a le droit de travailler. Si nous sommes de nationalité tunisienne, nous devons travailler. Vous en tant que ministre, vous devez me donner du travail. » Basmah, une autre manifestante soutient le même point de vue. « Nous tenons ce sit-in pour exprimer notre droit à la dignité ici à Kasserine. Peu importe que vous ayez un diplôme ou non, vous ne trouvez pas de travail. Même les titulaires d’un doctorat ne peuvent pas trouver un emploi ici. Nous avons attendu en silence pendant trop longtemps. »

Cette nouvelle irruption de colère parmi les jeunes de Kasserine fait suite au message du Premier ministre Habib Essid samedi. Le chef du gouvernement a dit aux manifestants qu’il avait entendu leurs revendications. Il a toutefois indiqué que les réformes économiques qui s’imposent prendront du temps, mais que le pays doit simultanément faire face à des défis “sécuritaires , économiques et sociaux”. La Tunisie est “en danger malgré les choses positives que nous avons accomplies, surtout au niveau de la transition démocratique”, a estimé Habib Essid.

La problématique de l’emploi travaille le tissu social tunisien depuis l‘ère Ben Ali. La crise semble s‘être aggravée du fait de la situation économique difficile que connaît le pays depuis la fin de la Révolution de 2011.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a lui aussi reconnu que la contestation est “naturelle”, mais a mis en garde contre une éventuelle récupération politique des manifestations par des mains malveillantes. Au total 345 personnes ont été interpellées pour la seule journée de vendredi pour troubles ; parmi elles, 84 ont été interpellées pour violation de couvre-feu.

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