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Soudan du Sud : la formation du gouvernement de transition échoue

Soudan du Sud : la formation du gouvernement de transition échoue

Sud-Soudan

Le Soudan du Sud n’a pas pu former son gouvernement de transition et d’union nationale à la date butoir du vendredi 22 janvier, conformément à l’accord de paix signé le 28 août 2015.

La rencontre entre le gouvernement et la rébellion sud-soudanaise s’est terminée en queue de poisson. Les deux parties qui peaufinaient les derniers détails du gouvernement de transition et d’union nationale ne sont pas parvenues à un accord vendredi à Juba. Ce blocage fait suite à l’annonce faite par le président Salva Kiir du passage du nombre des Etats de 10 à 28. Une information confirmée par l’ancien président botswanais Festus Mogae, chef de la mission de suivi et d‘évaluation de l’accord de paix. “Un nouveau fait malheureux est venu perturber le timing de l’accord de paix : la création des 28 états. Parce qu’elle est contradictoire avec les termes de l’accord. Elle n’est donc pas acceptable.”, a-t-il déclaré à Al Jazeera.

Le désaccord a été accentué par la nomination des 28 gouverneurs des nouveaux États par le présidant Salva Kiir, au moment même où les rebelles arrivaient à Juba pour travailler sur le gouvernement de transition.

Peter Schumann, ancien patron de la mission des Nations Unies au Soudan du Sud affirme qu’il aurait été surpris si le gouvernement de transition a avait été formé. “Les deux parties ont des agendas différents et ne respectent pas leurs engagements. Il n’y a pas de solution pacifique parce que les deux camps cherchent à contrôler leur territoire et les ressources pétrolières,” a-t-il déclaré.

Un nouveau fait malheureux est venu perturber le timing de l'accord de paix : la création des 28 états. Parce qu'elle est contradictoire avec les termes de l'accord.

Les Nations Unies ont publié cette semaine un rapport accusant les forces du président Kiir et celles des rebelles de Riek Machar de meurtres – parfois extrajudiciaires – d’enlèvements, de viols collectifs, d’esclavage sexuel, d’avortement forcé, et de recrutement massif d’enfants-soldats.

L’idée d’un gouvernement de transition et d’union nationale fait partie de l’accord de paix signé le 28 août dernier pour mettre fin à la guerre civile déclenchée en 2013 par la décision du président Salva Kiir de limoger son vice-président Riek Machar qu’il soupçonnait de planifier un coup d‘État.

Depuis, le conflit a fait des milliers de morts et poussé plus de 2 millions de Soudanais dans les camps de réfugiés hors du pays.

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