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Nigeria : report du procès de Dasuki à propos de l'achat d'armes

Nigeria : report du procès de Dasuki à propos de l'achat d'armes

Nigéria

Le procès du colonel Sambo Dasuki, ancien conseiller à la sécurité nationale de l’ex-président Goodluck Jonathan a été renvoyé ce vendredi, au 4 février prochain.

Le colonel Sambo Dasuki est maintenu en détention alors qu’il a obtenu une mise en liberté conditionnelle. Les débats ont donc achoppé sur ce contentieux, d’où la décision du report.
« On ne peut pas traiter le problème aujourd’hui », a déclaré le juge Hussein Yusuf devant la Haute Cour d’Abuja.

Arrêté en décembre dernier, Dasuki est accusé d’avoir détourné plus de 2 milliards de dollars destinés à l’achat d’armes. Cet argent devait servir notamment à l’acquisition par le Nigeria, de 12 hélicoptères, 4 avions et des munitions. Des équipements supplémentaires dans sa lutte contre le groupe islamique Boko Haram.

En sus de cette affaire, d’autres chefs d’accusation pèsent aussi sur l’ancien conseiller. Environ 19, dont ceux relatifs au blanchiment d’argent et à la détention illégale d’armes à feu. Concernant ces deux derniers, Dasuki sera devant ses juges à partir du 16 février.

Les personnes détenues avaient commis des atrocités.

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre de la campagne anti-corruption initiée par Muhammadu Buhari après son élection à la tête du Nigeria l’année dernière. Une manière de réduire un tant soit peu, l’ampleur de ce phénomène devenu quasi-endémique dans ce pays.
Selon le gouvernement nigérian, 55 personnes auraient fait main basse sur la bagatelle de 6 milliards de dollars de l’Etat entre 2006 et 2013.

Chasse aux sorcières

Aux grands maux, les grands remèdes. Arrestations et poursuites sont fréquentes dans le pays.
Une chasse aux sorcières selon l’opposition. Deji Adenanju, le porte-parole du Parti démocratique populaire, PDP, (opposition), condamne ce qu’il appelle « une vendetta » contre sa formation.

Les défenseurs des droits de l’homme donnent aussi de la voix. « C’est bien si les gens sont appelés à répondre de leurs actes, mais ce n’est pas bien si cela passe pour une chasse aux sorcières politisée et pas correctement instruite. » , déclare Clement Nwankwo, un activiste des droits de l’homme. Argument botté en touche par le pouvoir. En décembre en effet, le président nigérian déclarait que “les personnes détenues avaient commis des atrocités”.

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