Gabon
Le trafic d’ivoires prend de l’ampleur dans les réserves de faune gabonaises.
Dans le seul parc de Minkebe à l’extrême Nord-Est du pays près de la frontière camerounaise, environ 14 000 pachydermes ont été massacrés en moins de 10 ans.
Face à des braconniers à dos de cheval équipés d’armes de guerre et prêts à faire feu, les éco-gardes se sentent de plus en plus impuissants.
“Plus on fait des arrestations sur le terrain, plus ils viennent armés, très armés. Et nous n’avons pas suffisamment d’armes pour régler ce problème”, affirme Claude Angoué, un éco-garde.
150 à 200 kg d’ivoire sortent chaque semaine des forêts gabonaises. Ce qui correspond à 15 à 20 éléphants tués. Pour exporter leur butin dont le prix atteint parfois 2000 euros le kilo sur le marché international, les trafiquants ne manquent pas d’imagination.
“Des containers qui quittent par exemple le Cameroun, avec de l’ivoire qui vient du Gabon qui arrive à Hongkong. Le même container passe ensuite au Pakistan, on y met de la drogue, des armes, et ce container va arriver par exemple en Somalie. Ça c’est un cas vécu”, explique Luc Mathot, responsable de l’ONG Conservation Justice.
Le Gabon abrite plus de 40 000 éléphants de forêt. Mais cette population de pachydermes diminue à un rythme effrayant, car le pays tarde à mettre en place “les actions fortes” en matière de lutte anti-braconnage, annoncées par le président Ali Bongo Ondimba à son arrivée au pouvoir.
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