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Le Nigeria se mobilise contre la fièvre de Lassa

Le Nigeria se mobilise contre la fièvre de Lassa

Nigéria

Le Nigeria est plus que jamais mobilisé contre le virus de Lassa. Cette fièvre hémorragique a déjà tué plusieurs dizaines de personnes alors que les experts craignent de nouvelles contaminations.

Le gouvernement nigérian avait pourtant affirmé avoir maîtrisé la propagation de la fièvre de Lassa, qui fait des ravages dans le pays depuis août 2015. Mais l’apparition de nouveaux cas a remis en cause ces assurances des autorités nigérianes et sème plus que jamais le doute et la peur dans l’esprit des populations. Même les dirigeants du pays commencent à s’inquiéter de la situation, comme l’a indiqué le ministre de la Santé qui était à l’Assemblée nationale mardi pour apporter des clarifications sur l‘évolution de la maladie qui a déjà tué 76 personnes. « Ordinairement, nous n’aurions jamais tenu cette réunion. Mais quand on a des preuves de la transmission de personne à personne, on doit s’inquiéter. Lorsque vous avez des professionnels de santé touchés comme c’est le cas dans l’Etat de Rivers, quand on s’interroge sur l’Etat de Lagos, sur la capitale fédérale, alors nous devons être inquiets et c’est pourquoi cette réunion est importante », a reconnu Isaac Adewole.

Face aux députés, le ministre a souligné l’urgence de combattre cette épidémie qui se propage petit à petit sur l’ensemble du pays. Dix-huit Etats ont déjà été touchés et certains craignent une propagation à une échelle encore plus grande. De nouvelles contaminations ne devraient pas surprendre à en croire certains experts qui pensent que les fêtes de fin d’année pourraient avoir favorisé la propagation de l‘épidémie de fièvre hémorragique du fait des voyages effectués généralement dans des bus bondés. « Il est possible qu’on ne voie que la partie immergée de l’iceberg pour l’instant, prévient l‘épidémiologiste Chikwe Ihekweazu. Ma plus grande peur, à l’heure actuelle, est que, vu le nombre de cas rapportés sur une étendue géographique très vaste, les chaînes de transmission soient difficiles à identifier, ce qui va rendre les contrôles bien plus difficiles », a-t-il ajouté.

Les inquiétudes sont assez grandes pour pousser les autorités à se mobiliser. Le directeur du Centre nigérian de contrôle des maladies souligne notamment la nécessité d’agir vite, avant que la situation n’atteigne des proportions difficiles à maîtriser. « Que se passerait-il si nous ne faisons pas ce que nous sommes censés faire ? Comme vous pouvez le voir, ces cas peuvent être trois fois plus élevés que ceux de 2012. Ils peuvent aller au-delà des 3000 cas. Et combien de morts là-bas ? 1000. C’est ce que nous devons combattre ensemble. Nous ne devons pas permettre que cela arrive », a plaidé Abdul Salami Nasidi. Car même si elle n’est pas aussi virulente que le virus Ebola, la fièvre de Lassa fait craindre les mêmes conséquences que l‘épidémie qui a fait plusieurs milliers de morts en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Le premier cas de décès dans la capitale fédérale, Abuja, a été enregistré la semaine dernière. D’où les craintes d’une nouvelle propagation du virus qui a déjà touché 18 Etats du Nigeria.

Que se passerait-il si nous ne faisons pas ce que nous sommes censés faire ? Comme vous pouvez le voir, ces cas peuvent être trois fois plus élevés que ceux de 2012. Ils peuvent aller au-delà des 3000 cas.

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